Parotidites. — Les parotidites post-opératoires ont éga
CHIRURGIE DE L'INTESTIN
lement fait l’objet d’une étude détaillée (chapitre IV, p. 91). On les observe après l’appendicectomie à chaud, comme après l’ablation à froid. Nous en trouvons un cas signalé dans la thèse de Morel (*). Il s’agissait d’un homme laparotomisé pour une appendicite gangréneuse. Deux jours après l’opération apparaissait une parotidite bilatérale avec phénomènes généraux graves, mais sans tendance suppurative, jusqu’à la mort qui survint le dixième jour à la suite d’accidents urémiques.
3. Accidents hépatiques. — L’infection d’origine appendiculaire peut altérer dans certains cas la cellule hépatique. Aussi a-t-on pu signaler des cas d’ictère (Follet) ou d’atrophie jaune du foie (Baltin) après l’appendicectomie.
M. Loison présentait à la Société de chirurgie en janvier 1900 un malade qui, après avoir été opéré d’appendicite, fut atteint d’un abcès au foie, du volume d’un œuf de poule. A la suite de ce cas, MM. Ricard et Michaux signalèrent des cas d’adénites supputées étendues entre l’appendice et le foie à la suite d’appendicectomies.
Tous ces cas relèvent en général d’une infection propagée à point de départ appendiculaire. L’infection gagne le foie par le système porte en laissant souvent dans ce dernier des traces de son passage sous la forme de thromboses veineuses. Wilms(*) eut dernièrement l’occasion de saisir cette propagation sur le fait. Il s’agissait d’un homme de quarante-deux ans qui, deux jours après l’incision d’un abcès appendiculaire, ressentit un violent frisson pendant que la température montait à 39 degrés. Le lendemain, trois autres frissons se produisaient avec température au-dessus de 40 degrés. Wilms pense à une thrombose des veines de l’appendice et les lie, barrant ainsi la route à de nouvelles absorptions de toxines. Le malade guérit. Il n’y eut pas de gangrène consécutive du cæcum; celle-ci pourrait néanmoins se produire si on comprenait dans la ligature les artères cæco-appendiculaires.