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MORTALITÉ OPÉRATOIRE

La mortalité opératoire est insignifiante dans les simples anastomoses. Pour les résections intestinales elle varie beaucoup avec la cause qui a nécessité l’intervention, la longueur du segment réséqué et les difficultés opératoires.

1. Friede, de Bergen, cité par MM. Terrier et Gosset. Revue de Clur., 1900, p. 141.

CHIRURGIE DE L'INTESTIN

Dans un travail de Cavaillon et Perrin sur la colectomie, nous trouvons des résultats déplorables pour les opérations faites sur des cancers compliqués (invagination, abcès périnéoplasiques ou occlusion). Les statistiques successives donnent une mortalité de 70 pour 100 (de Bovis, Cavaillon), 85 pour 100 (Anschutz).

Pour le cancer à froid, les résultats sont tout à fait satisfaisants pour les colectomies droites (29 pour 100 de mortalité opératoire et pour les 10 les plus récentes, une seule mort opératoire). Pour les colectomies dans les cancers gauches, la mortalité serait de 44 pour 100 pour les opérations en un temps et de 26 pour 1 00 pour les opérations en plusieurs temps.

RÉSULTATS ÉLOIGNÉS

Ne pouvant envisager ici les résultats éloignés des résections des différents segments du tractus intestinal, nous donnerons comme exemple, d’après MM. Cavaillon et Perrin, les résultats éloignés de la colectomie dans les cancers du gros intestin au point de vue de la survie post-opératoire :

Les statistiques de Fuschig, de Sorensen, de Zimmermann, de Kœssler portent sur un nombre insignifiant de cas et sont moins intéressantes que celles de Mikulicz et de Anschütz, les seules que nous rappellerons.

Mikulicz rapporte 20 cas se décomposant ainsi :

g cas morts avec récidive, de 3 mois 1/2 à 5 ans 1/2 (moyenne de survie : 1 5 mois).

1 cas vivant avec récidive au bout de i3 mois.

10 cas vivants sans récidive depuis 1 à 9 ans (moyenne de survie : 3 ans 8 mois).

La statistique de Anschütz (1907) portant sur 1 56 opérations, comprend 84 cas vivants sans récidive :

20 depuis 1 an.

18 — 2 ans.

14 — 3 ans.

J4 — 4 ans.

9 — 5 ans.

o — 6 ans.

EXCLUSION DE L'INTESTIN

EXCLUSION DE L'INTESTIN

On peut exclure un segment d’intestin partiellement ou complètement. La première méthode est dite unilatérale, la seconde bilatérale.

L’exclusion unilatérale donne d’assez bons résultats, mais elle ne met pas à l’abri de certains accidents de reflux comme le prouvent les cas où existe une fistule intestinale. La valvule iléo-cæcale elle-même n’est pas un obstacle infranchissable. Nous admettrons donc avec nos maîtres, MM. Terrier et Gosset1 2 et contrairement à MM. Delore et Patel (s), qu’elle ne saurait convenir aux cas où on veut éviter le contact des matières avec le segment intestinal exclu. Cependant nous devons ajouter que Giordano(3 4 5), Nannotti(l) n’ont jamais observé de rétention cæcale, ni d’accident quelconque après l’exclusion du gros intestin par iléo-sigmoïdostomie.

L’exclusion bilatérale est au contraire une opération excellente. Nous laisserons de côté l’exclusion bilatérale avec fermeture totale, qui a donné lieu à des péritonites mortelles et qui est abandonnée aujourd’hui. « L’exclusion avec fermeture totale d’une anse de gros intestin sain, dit Lance (s), n’aboutit qu’à des désastres, le pim souvent presque immédiats, dans quelques cas rares beaucoup plus éloignés. Les résultats sont encore beaucoup plus désastreux pour le petit intestin que pour le gros. Les accidents de péritonite éclatent le plus souvent dès les premiers jours. »

1. Terrier et Gosset. Revue de Chir., 1900, t. XXII, 10 août, n° 8.

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