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IV. RÉDUCTION APRÈS SUTURE DE LA POCHE

En règle générale, la cavité suturée s’efface assez rapidement et les parois s’accolent, sans qu’il ait été nécessaire de faire un capitonnage préalable.

Le formolage, suivant la méthode de M. Quénu, est un complément très utile de cette méthode, en ce qu’il met à l’abri des récidives post-opératoires. Mais capitonnage ni formolage ne garantissent des accidents possibles de ce procédé, dont les principaux sont les épanchements secondaires dans la cavité kystique vidée de son contenu. Ces épanchements sont hématiques, séreux ou biliaires, la gravité de leur pronostic dépendant plus de leur abondance que de leur nature. Il en est cependant qui se transforment et qui, par infection secondaire, deviennent purulents; nous les verrons en dernier lieu.

KYSTES HYDATIQUES DU FOIE

Pour éviter tous ces accidents, on a conseillé de fixer la poche à la paroi. Quel que soit le procédé employé (Razumowsky, Llobet, Quénu) on facilite ainsi la filtration du liquide au dehors, à travers les sutures, et on met le péritoine à l’abri.

i° Epanchements hémorragiques. — Après l’évacuation du kyste hydatique, après l’ablation de sa membrane interne, l’adventice, riche en vaisseaux et canaux biliaires, se trouve décomprimée; les vaisseaux, parfois très friables, d’après M. Quénu, se distendent et se rompent; le sang s’écoule dans le kyste évacué et suturé pour former une tumeur sanguine, ou filtrer à travers les sutures dans l’abdomen, pour donner lieu au tableau classique de l’hémorragie intra-péritonéale.

Dans tous les cas, il faut ouvrir de nouveau la poche et la tamponner soigneusement, en drainant l’abdomen.

20 Epanchements séreux. — Les épanchements séreux purs sont rares; en général, la bile s’y mélange en plus ou moins grande quantité pour former des épanchements sérobiliaires. Ils sont dus à la décompression exercée par l’évacuation brusque d’un kyste volumineux; il se produit une exsudation séreuse à l’intérieur de la poche, constituant une véritable tumeur secondaire, qui reste telle ou s’évacue par filtration à l’extérieur.

Chez un malade de M. Quénu, cité par M. Cauchoix (‘) et opéré par évacuation, formolage et suture, on vit se produire, au moment de l’ablation des fils au huitième jour, un écoulement séreux qui augmenta les jours suivants; en même temps on constatait la présence d’une tuméfaction à la place de l’ancien kyste. On draina ; l’écoulement resta très abondant pendant dix-huit jours, puis diminua peu à peu.

Ainsi donc, ces épanchements séreux dans un kyste évacué ne sont pas graves quand ils restent limpides et aseptiques. Ils peuvent même souvent se résorber spontanément. En

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