Guyon. Presse médicale, 1899, 16 décembre, p
2. Albarran. Traité de Chirurgie. Le Dentu-Delbet, t. IX, p. 455.
3. Pousson. Bull, de la Soc. de Chir. de Paris, 26 janvier- 12 février
URÉTROTOMIES.
L’hémorragie post-opératoire est rare; la sonde à demeure détermine très heureusement une compression circulaire qui favorise l’hémostase.
La fièvre est plus fréquente. Elle peut se présenter, d’après M. Guyon, dans 1/10 des cas. M. Pousson (') l’attribue à l’insouciance et à l’indocilité des malades qui déplacent leur sonde par des mouvements intempestifs et en troublent le fonctionnement. Quoi qu’il en soit, elle indique toujours une légère infection, facilitée par un mauvais fonctionnement de la sonde.
Il faudra donc, comme le conseille M. Albarran, se garder d’enlever la sonde, la replacer si elle a été retirée, et faire des lavages de la vessie au nitrate d’argent.
Dans certains cas, cependant, il y a intérêt à enlever la sonde ; M. Albarran (2) rapporte le cas d’un de ses malades chez qui se manifestèrent des accidents fébriles inquiétants, alors que la sonde paraissait bien fonctionner; il songeait à pratiquer la cystostomie, mais les accidents cessèrent dès que la sonde eût été enlevée.
Il est probable, dit-il, que chez ce malade la sonde écartait les lèvres de la plaie urétrale et facilitait l’absorption d’une certaine quantité d’urine qui filtrait entre l’instrument et les parois du canal.
2» URÉTROTOMIE EXTERNE
L’urétrotomie externe nécessite parfois un drainage vésical par la sonde à demeure qu’il faudra surveiller avec soin.
La plaie périnéale est laissée largement ouverte, dans tous les cas, par certains chirurgiens, dans les cas compliqués d’abcès seulement, par la plupart. En général, on ferme les plaies profondes et on bourre à la gaze la partie superficielle de la plaie. Il est rare, en effet, qu’on puisse obtenir une cicatrisation parfaite par première intention, si on a fermé