‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 191 sur 299 · Pousson. In Bull. Soc. Chir., loc. cit · texte numérisé non relu

Pousson. In Bull. Soc. Chir., loc. cit

2. Albarran. Traité de Chirurgie. Le Dentu-Delbet, t. IX, p. 453. mercadé.

complètement la plaie ; « du troisième au cinquième jour, dit le P' Albarran ('), on est presque toujours forcé par la suppuration d’enlever les sutures, et la guérison se fait attendre très longtemps ».

La sonde à demeure doit être enlevée au bout de quatre à cinq jours; la laisser plus longtemps, c’est s’exposer à voir la suppuration s’établir et retarder la guérison.

La dilatation est indispensable après l’urétrotomie externe comme après l’interne. C’est à elle surtout que devra penser le chirurgien dès les premiers jours qui suivent l’opération. On la commencera au n° 40 Béniqué.

Jusqu’à guérison complète de la plaie périnéale, le malade devra garder le lit ; il faut compter en moyenne sur une immobilisation d’un mois.

Si la suppuration se déclarait, il faudrait désunir la peau, les plans musculaires et enlever la sonde. On lavera la région matin et soir à l’eau oxygénée; l’urine s’écoulera par la plaie; au bout de quatre à cinq jours, on commencera la dilatation aux béniqués.

Complications post-opératoires. — Les suites opératoires sont plus complexes, nous venons de le voir, après l’urétrotomie externe qu’après l'interne. Les complications sont aussi plus fréquentes.

La persistance d'une Jislule périnéale est l’accident le plus fréquent. On la voit parfois durer trois, quatre, cinq mois, sans qu’on puisse incriminer autre chose que la sclérose antérieure des tissus ou la suppuration.

Ce sont les phénomènes de rétention et Yinfection qui sont les complications les plus graves. Il faudra donc les éviter à tout prix et les combattre énergiquement dès leur apparition.

1. Albarran. In Traité de Chirurgie. Le Dentu-Delbet, t. IX. p. 460.

PHLEGMONS U RI N EUX.

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