‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 204 sur 299 · MM. Quénu et Sauvé. Soc. de Chir., 27 janvier · texte numérisé non relu

MM. Quénu et Sauvé. Soc. de Chir., 27 janvier

A l’occasion de cette communication, MM. Mauclaire et Tuffier (‘) ont apporté leurs statistiques très intéressantes.

M. Mauclaire a vu presque toujours les ovaires greffés sous la peau être éliminés. Cependant il a pu réunir 17 cas d’autogreffes avec d’assez bons résultats (retour des règles, et voire même une grossesse consécutive), et i3 cas d’hétéro-greffes (implantation d’ovaires ayant appartenu à d’autres malades avec des résultats variables; les auteurs américains citent des cas avec grossesse consécutive.

D’après M. Mauclaire, il faut implanter les ovaires dans des points très vascularisés, si on veut avoir des résultats positifs.

M. Tuffier pense que le succès de ces greffes est sous la dépendance de l’àge de la malade, de la nature de son affection, de l’état des ovaires greffés, du siège de la greffe.

Il a pratiqué 47 transplantations avec toujours des résultats nuis; il a seulement constaté des phénomènes passagers de tuméfaction de l’ovaire greffé.

B) Troubles locaux. — Il n’est guère besoin d’une longue discussion pour comprendre que l’hystérectomie totale entraîne la cessation des menstrues. Sublata causa , tollitur effectus ; l’hystérectomie totale enlevant l’utérus et les annexes supprime les organes mêmes de la fonction et conduit à la ménopause post-opératoire.

En est-il de même dans l’hystérectomie sus-vaginale?

Si on admet que la menstruation est sous la dépendance de la sécrétion interne de l’ovaire, comme on tend à l’affirmer aujourd’hui, toute hémorragie menstruelle doit cesser dès la castration totale. L’utérus, dans cette hypothèse, et à plus forte raison un moignon utérin ne tendraient rien moins qu’à s’atrophier et les cas où les règles persistent devraient être expliqués par la persistance d’un fragment d’ovaire laissé en place (*).

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