Terrier. Revue de Chir., décembre i885, p
hystérectomie abdominale.
Après une hystérectomie sus-vaginale donc, la menstiuation doit cesser complètement. On observe bien parfois quelques écoulements hémorragiques, mais ils n’ont rien de la régularité périodique des règles. Dans certains cas, ils sont sous la dépendance de la dégénérescence du moignon utérin; il faudra les surveiller très attentivement.
C) Prolapsus du rectum et de l’anse sigmoïde. — L’ablation de l’utérus est suivie parfois de prolapsus rectal. Avec l’utérus et les ligaments larges, on enlève en effet au rectum un soutien important et, pour peu que la malade ait un certain relâchement de ses mésos, on peut voir se produire, à plus ou moins brève échéance, un piolapsus du rectum et de l’anse sigmoïde. Hirschmann a récemment attiré l’attention sur ces faits. Il rappoite deux cas où le prolapsus rectal, très léger avant l’opération, s’accentua beaucoup après l’hystérectomie vaginale dans un cas, abdominale dans l’autre. Il conseille dans ces cas de suturer, autant que possible, les ligaments larges 1 un à l’autre et de faire une périnéorraphie avec colporraphie postérieure.
Peut-être pourrait-on également terminer toute hystérectomie par une méso-sigmoïdopexie ?
D) Kraurosis vulvæ. — Sous le nom de kraurosis vulvœ , Breisky (') (de Prague) a décrit, dès 1 88 5 , une atrophie particulière (xpaupomc, rétraction) de la vulve pouvant s’étendre au vestibule, aux petites lèvres, au frein, au prépuce clitoridien et même à la face interne des grandes lèvres. Cette rétraction atrophique s’accompagne parfois d’une coloration blanchâtre de la peau, que Breisky trouve toujours associée à la rétraction vulvaire, que F. Jayle sépare du kraurosis et décrit sous le nom de leucoplasie vulvaire.
« Le kraurosis, dit ce dernier, ne nécessite, pour exister, ni