G. Richelot. Soc. de Cliir. de Paris, 3i mai
térectomie subtotale, on voit survenir un cancer du moignon. En effet, à côté des cas véritablement indiscutables où le moignon cervical, reconnu indemne, dégénère quelque temps après l’hystérectomie, il en est d’autres qui sont passibles d’explications différentes.
C’est ainsi que le col utérin peut être déjà atteint de cancer au moment de l’intervention; ce dernier passe inaperçu et continue à évoluer pour ne se faire reconnaître que plus j tard.
Dans d’autres cas, on a cru enlever par l’hystérectomie un fibrome de l’utérus; on s’est contenté de faire la subtotale et on a laissé en somme un moignon sarcomateux qui continue son évolution.
Enfin, dans certains cas, on prend pour une dégénérescence cancéreuse un granulome que l’examen histologique permet facilement de reconnaître.
5° Accidents vésicaux. — Les rapports directs qui existent entre la vessie et l’utérus, les atteintes portées par l’hystérectomie à la vessie, nous font prévoir les retentissements possibles de l’opération sur les fonctions vésicales ultérieures. Sans être fréquents, les troubles vésicaux post-opératoires sont assez souvent signalés. La cystite en est le plus connu; mais on a également signalé l’hématurie (*), la cysloceler . Cette dernière est vraiment exceptionnelle, car loin de favoriser le prolapsus, l’hystérectomie, en allégeant l’utérus, en diminue les chances. N’a-t-on pas en effet proposé l’amputation sus-vaginale et même totale dans la cure du prolapsus génital. Néanmoins on observe encore de temps en temps des cas de cystocèles post-opératoires, comme chez cette malade dont parle Caboche dans sa thèsef’) et qui, revue un an après une hystérectomie abdominale totale, présentait des j
i. F. Terrier. Rev.dc Chir., t. XX, décembre 1899, observ. CXXXII, p. 65 1 .
a. F. Terrier. Id., observ. XCVI, p. 635.