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RÉSECTION DU POIGNET

Le premier pansement sera fait au 10e jour pour enlevei

les fils et le tamponnement dorsal.

Il ne faudra pas se hâter de supprimer le drainage. Il faudra au contraire laisser les drains en place un mois au moins. Par leur orifice, on devra dès le quinzième jour, quand la résection a été faite pour une ostéoarthrite tuberculeuse, faire des injections modificatrices dans les parties profondes. On se servira de chlorure de zinc, de glycérine iodoformée, de teinture d’iode ou de créosote et on fera les injections tous les trois jours, environ. On cautérisera également les trajets à l’aide du crayon de nitrate d’argent ou de pointes de feu profondes.

Ce traitement sera poursuivi jusqu’à ce que tous les tissus se soient complètement transformés. Les drains ne seront donc raccourcis et supprimés que très lentement; leur ablation précoce peut amener des complications et compromettre le résultat final.

Pendant les deux premiers mois on ne s’occupera que des articulations des doigts et des métacarpo-phalangiennes qu’on fera mouvoir tous les jours; on fera des massages et des frictions sur les muscles de l’avant-bras, et on les électrisera tous les jours. Le traitement ultérieur par le massage et l’électricité doit être continué fort longtemps.

COMPLICA TIONS POST-OPÉRA TOIRES

Infection, persistance de la lésion, ou récidive, attitudes vicieuses, ankylosé sont les complications les plus fréquentes de la résection du poignet.

L'infection est encore ici sous la dépendance de fautes d’asepsie et nécessite des lavages soigneux et répétés.

La persistance de la lésion est due à une opération insuffisante, à une ablation trop précoce des drains ou à des soins post-opératoires quelque peu négligés.

La récidive se produit quand on ne combat pas pied à pied

CHIRURGIE DES MEMBRES

la lésion tuberculeuse, tant au cours qu’à la suite de l’opération.

Les attitudes vicieuses qu’on peut observer à la suite de la résection du poignet sont la déviation de l’axe de la main, la flexion exagérée des doigts.

La déviation de la main du côté cubital doit être attribuée à une immobilisation défectueuse. Elle entrave le jeu des tendons; elle se complique souvent de flexion exagérée des doigts. Celle-ci peut cependant exister seule, quand on a

négligé de faire jouer dès les premiers jours les articulations métacarpo-phalangiennes et inter-phalangiennes.

Enfin, on peut dans certains cas avoir une main ballotante, rendant le sujet complètement infirme.

L’ ankylosé frappe surtout les doigts, car le poignet a au contraire tendance à être trop mobile. Cependant, dans certains cas, la pseudarthrose, au lieu de rester purement fibreuse, peut se constituer aux dépens d’éléments cartilagineux et osseux, et déterminer la formation d’une véritable ankylosé.

RÉSULTATS OPÉRATOIRES

Les résultats de la résection du poignet sont généralement satisfaisants quand l’opération a été bien conduite et les soins consécutifs bien ordonnés. La déformation est minime, l’avant-bras au bout de quelque temps reprend une vigueur nouvelle, la main devient énergique.

Même dans les cas où on a été obligé de sectionner les os

RÉSECTION DE LA HANCHE. 5n

de l’avant-bras au-dessus de leur cartilage de conjugaison, on peut obtenir un résultat très brillant.

Les mouvements du poignet s’exécutent facilement : la flexion et l’extension, l’abduction ne laissent rien à désirer; la pronation et la supination se font moins bien. Certains malades sont repris tardivement de douleurs, de déviations dues à des mouvements forcés; on leur conseillera le port d’une mitaine en cuir moulé (fig. 77).

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