RÉPARATION DES CAVITÉS OSSEUSES
La question de la réparation des cavités osseuses a fait l’objet, au XXIe Congrès de l’Association française de chirurgie, en 1908, d’un remarquable rapport de M. A. Broca, qui a fait très justement remarquer que la difficulté de la réparation tient, avant tout, à ce que les parois de la cavité sont rigides et ne se laissent ni affaisser, ni attirer.
M. A. Broca reconnaît trois grandes méthodes de traitement de ces cavités :
i° Par suppression de la paroi osseuse d’accès;
20 Par mobilisation d’une paroi osseuse ou ossifiable ;
3° Par insertion de corps étrangers.
1. Roux. XXP Congres de V Association française de Chirurgie. Paris, 1908, 5-io octobre.
CHIRURGIE DES MEMBRES
Nous ne ferons que les signaler, renvoyant à l’auteur pour l’étude détaillée de la question.
i° La première méthode comprend là suppression de la paroi osseuse hyperostosée, qui forme une barrière infranchissable aux téguments voisins, attirés par les bourgeons charnus du fond de la plaie. Dans certains cas, on a pu combler la cavité à l’aide de greffes épidermiques ou de lambeaux cutanés, pris soit dans le voisinage, soit à distance.
2° La seconde méthode comprend les divers procédés ostéoplastiques, directs ou indirects, suivant qu’on s’adresse à l’os lui-même ou au périoste (Ollier, Jaboulay, Schulten, etc.).
3° La troisième se base sur la tolérance de l’organisme pour les corps étrangers parfaitement aseptiques.
On s’est adressé en premier lieu aux greffes, et, depuis Ollier, on reconnaît trois variétés de greffes, les greffes autoplastiques, prises à l’individu lui-même, les greffes homoplastiques, empruntées à un sujet de même espèce, les greffes hétéroplastiques, provenant d’un sujet d’espèce différente.
Nous ne pouvons entrer ici dans tous les détails d’une question aussi vaste. Qu’il nous suffise de retenir que ces greffes ne doivent être considérées aujourd’hui que comme éléments de soutien, et que, du reste, elles n’ont donné que des résultats très inconstants.
Après la substance osseuse, on s’est adressé à des substances inertes, mais résorbables. Leur rôle est de soutenii l’os fragile et d’exciter la néoformation osseuse. On ne peut leur demander plus. On a successivement employé, dans ce but, des éponges, de l’os mort, décalcifié ou non, du plâtre, des mélanges antiseptiques.
Le meilleur de tous ces mélanges semble être celui de Mosetig-Moorhof :
Iodoforme pulvérisé 6o grammes.
Huile de sésame 4°
Blanc de baleine. 4°