Pillsbury. Toledo med. and chir. Reports
La morphine a des succès à son actif. Souvent on peut obtenir de bons effets par l’application sur la région épigastrique de vésicatoires ou de flanelles trempées dans de l’eau bouillante. Il est juste d’ajouter que les applications de glace sur l’estomac ou la nuque ont été également préconisées. On a aussi conseillé v à x gouttes d’essence de menthe sur un morceau de sucre ou dans un peu d’eau. Dans certains cas, les inhalations d’oxygène ou de vinaigre ont réussi. Enfin, dans les cas de vomissements incoercibles, on devra avoir recours au lavage de l’estomac. Quoi qu’il en soit, l’alimentation ne devra jamais être reprise avant la cessation complète des vomissements. Le premier jour, on pourra donner, les six premières heures écoulées, quelques boissons légères, glacées, du thé, du champagne. Le lendemain, si les vomissements ont cessé, on pourra alimenter le malade, à moins de contre-indication particulière du fait de son opération.
Burkhardt (*) a remarqué que les vomissements et la céphalée post-opératoires étaient moindres et pouvaient même faire défaut, si on avait soin de faire, peu de temps avant l’anesthésie, une injection intra-veineuse de i5oo à 2000 centimètres cubes de sérum physiologique.
Paterson (de Glasgow) aurait obtenu de très bons résultats avec la picrotoxine (!). Dès la fin de l’anesthésie, il injecte dans le tissu cellulaire sous-cutané xx gouttes, ce qui représente i centimètre cube d’une solution à 0,2 pour 100 de picrotoxine. Si les vomissements sont déjà survenus, l’injection a pour effet de les faire disparaître. Si une injection de xx gouttes ne suffit pas, il faudrait en faire une seconde de x gouttes seulement dix minutes après. Chez l’enfant, dit-il, il ne faut injecter que v gouttes sous la peau.
20 Hoquet. — A côté des vomissements, nous devons signaler le hoquet, parfois rebelle à toute médication et qui fatigue beaucoup le malade. On a conseillé dans ce cas de