‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 29 sur 299 · Vidal. Th. de Paris · texte numérisé non relu

Vidal. Th. de Paris

ANESTHESIE GENERALE

Mme de Stankiewicz (') admet qu’elle est due à l’action du chloroforme qui produirait une légère néphrite, les autopsies faites sur l’animal et sur l’homme lui ayant révélé l’existence de lésions au niveau des tubes contournés.

d) Le chloroforme peut-il déterminer de la glycosurie ? De fait, après l’anesthésie chloroformique, il arrive souvent que l’urine réduise la liqueur de Fehling, mais nous savons que le chloroforme est lui-même un corps réducteur. Aussi Hegar et Kaltenbach admettent que c’est à la présence du chloroforme dans l’urine qu’il faut rapporter la réaction.

Pour Pavy et Drappier, il existe réellement du sucre dans les urines des opérés.

Pour Zeller enfin, pour Vidal, c’est un dérivé du chloroforme qu’il faut incriminer.

Quoi qu il en soit, il semble bien démontré aujourd’hui qu il n y a en aucune façon de glycosurie vraie.

è) La bilirubine a été signalée dans les urines. Elle peut existei exceptionnellement en dehors de tout ictère, mais généralement elle accompagne la coloration ictérique des téguments. Sa présence est due à la destruction de l’hémoglobine dans le sang.

f) Gianasso (2) a recherché Y urobiline dans les urines de 2 5 enfants anesthésiés pendant dix à quarante-cinq minutes pour des opérations diverses. Les résultats ont toujours été positifs et l’urobiline a été constatée pendant un temps variable sans toutefois dépasser dix-huit heures.

. Nou^ l’avons trouvée nous-même dans les deux observations d’ictère que nous rapportons plus haut.

C est sans aucun doute à la destruction des globules rouges pai le chloroforme qu’il faut l’attribuer. Nous savons, en effet que la destruction de l’hémoglobine dans le sang par l’eau distillée ou le chloroforme donne lieu à la formation de la biliru-

ï. De Stankiewicz. Th. de Paris, 1908.

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