Eisendraht. Deuts. Zeil. f. Cliir
ANESTHÉSIE GÉNÉRALE
Roux ('), sur 1 1 5 anesthésies par l’éther, n’a trouvé que 4 fois de l’albumine dans les urines.
L 'cicétonurie s’observe dans les cas d’empoisonnement grave. Brackett, Stone et Low(i. 2 3) en rapportent des observations. Ici encore il est probable que l’acétonurie a pour origine la graisse de l’organisme.
Quant à l’hyperazoturie, possible après l’éthérisation, tout ce que nous avons dit sur l’hyperazoturie post-chloroformique peut lui être rapporté (Vidal).
5° Troubles nerveux. — Ils sont peu signalés en France où l’emploi de l’éther s’est moins vulgarisé que celui du chloroforme. Néanmoins on en rencontre de-ci de-là quelques observations. Truelle (J) a observé quelques paralysies passagères après une anesthésie de peu de durée (quinze à vingt minutes).
C) CHLORURE D'ÉTHYLE
L’anesthésie par le chlorure d’éthyle est une anesthésie courte. Le réveil est très rapide et les suites en sont véritablement très simples."
Au point de vue général, pas de vomissements, pas de nausées, pas de céphalée. On note cependant de rares cas où ces troubles ont pu se manifester et durer quelques heures.
Au point de vue pulmonaire on n’a jamais signalé de complications, même chez des sujets présentant antérieurement des lésions.
Du côté des reins enfin, le chlorure d’éthyle est également inoffensif. On ne constate jamais d’albuminurie.
Dernièrement cependant, Cunningham (4) a signalé un cas d’intoxication grave à la suite d’une anesthésie d’une minute
i. Roux. Korrespond. f. Schw. Ærqte, 1888.
i. Brackett, Stone et Lovv. Boston med. and surg. Journ., 7 juillet
3. Truelle. Etude critique sur les psychoses dites post-opératoires. Th. de Paris, 1898.