‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 56 sur 299 · Kelly. Annals of Surgery , 2 février · texte numérisé non relu

Kelly. Annals of Surgery , 2 février

Mais la véritable cause est encore discutée : troubles circulatoires, thrombose veineuse, disent les uns (Frankenbürger); troubles nerveux, trophonévrose toxique, disent les autres (Max Kortüm) ; troubles locaux, réaction chimique produisant la coagulation de l’albumine, affirment Levai et Harrisson en se basant sur l’examen histologique des tissus.

Le traitement de ces accidents peut être efficace s’il est institué tout à fait au début. On a conseillé de combattre l’intoxication locale par des solutions alcalines, mais il faudra le plus souvent recourir à l’intervention chirurgicale, car quand le malade vient nous consulter la gangrène est déjà établie.

b) Intoxication générale. — Elle peut débuter brusquement (forme aiguë) immédiatement après une opération, quelquefois même au cours de celle-ci, ou au contraire n’apparaître que lentement dans la suite (forme chronique) lorsqu’on a abusé de lavages phéniqués. Elle se manifeste par des symptômes nerveux, digestifs, respiratoires, vaso-moteurs.

La céphalalgie est violente. On note des convulsions. L’inappétence est rapidement suivie de nausées, de vomissements. La respiration est modifiée. Le pouls est petit. Les urines sont noires. La pâleur de la face, les sueurs, le refroidissement des extrémités, l’abaissement de température à 3o\ 35° et même 3q0 se manifestent en moins de quelques heures et la mort survient très rapidement.

La guérison peut s’observer, mais elle est lente en huit à dix jours. A côté de ces faits d’intoxication grave il faut signaler les deux cas de paralysie de l’accommodation observés par Prat (’)chez des enfants opérés de kyste hydatique du foie. Dans le premier cas la guérison survint trois semaines après la cessation des lavages phéniqués; dans le second, dès qu’on cessa l’usage de l’eau phéniquée.

Le traitement est surtout prophylactique ; il ne faut à aucun

i. Domingo Prat. Archives latino-américaines de pédiatrie, février 1907, in Thèse de Zimmer, Paris, 1907.

prix laisser stagner de l’acide phénique sur les plaies. Une fois l’intoxication déclarée il faudra supprimer immédiatement le pansement en cause.

Dans les cas d’intoxication aiguë, on combattra le collapsus par des injections d’éther, de caféine, des frictions, des boules chaudes; on activera la sécrétion rénale par des boissons abondantes et des injections de sérum. On a également beaucoup conseillé, à l’intérieur, le sulfate de soude à 5 pour ioo. On pourra aussi administrer du sulfate de magnésie dans le but de transformer le phénol en phénolsulfates inoffensifs.

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