‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 89 sur 299 · Hulleu. Loc. cil., p · texte numérisé non relu

Hulleu. Loc. cil., p

P AL A T O PLASTIE.

laient convenablement et nasonnaient à peine avant l’opération. On pouvait prédire l’excellence du résultat. »

Les cas moyens, d’après Hulleu, sont ceux « dans lesquels, avant la palatoplastie, on avait du nasonnement et quelques consonnes inarticulées, K, Q, B, P, D, T, par exemple : fentes du palais tout entier la plupart du temps, mais sans racourcissement notable du palais osseux et des fosses nasales, sans largeur exagérée du pharynx. » La rééducation post-opératoire donnera des résultats très satisfaisants et parfois presque parfaits, surtout si on a eu soin, pendant quelques mois avant l’opération, de faire faire au futur opéré des exercices raisonnés de la parole.

Après l’opération, le petit malade sera confié à des spécialistes qui, comme Chervin, ont acquis, dans le traitement méthodique des troubles de la parole, une véritable compétence.

Il est enfin des cas où les troubles sont tellement graves qu’il semble bien qu’on ne puisse rien espérer au point de vue ; fonctionnel, et, cependant, avec une longue patience, on peut obtenir quelques résultats. Chervin conseille d’apprendre d’abord à ces sujets à respirer ; on leur apprend ensuite à prononcer les lettres une à une, comme le maître de philosophie les enseigne au Bourgeois gentilhomme ; en dehors des leçons, on condamnera l’opéré à un mutisme absolu pour . qu il n en perde pas le bénéfice par des essais de conversation.

: Ce n’est que tardivement qu’on le fera lire à haute voix et parlei . Les différents appareils qu’on a préconisés pour amener un léger rétrécissement des narines peuvent également rendre ■ des services en favorisant la prononciation des consonnes, ïj 1 arfois il suffira tout simplement de pincer avec les doigts ■es lobules du nez pour atténuer le nasonnement.

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