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PERCEMENT DES OREILLES

Si le médecin est rarement appelé pour percer des oreilles destinées à supporter des pendants, il l’est plus souvent pour soigner les accidents consécutifs au percement du lobule.

C’est qu’en effet cette petite opération, considérée par tous comme anodine, crée une plaie qui réclame les mêmes précautions et les mêmes soins d’antisepsie et d’asepsie que la moindre intervention chirurgicale.

Faute de ces soins, on verra se développer des accidents infectieux, bénins dans la majorité des cas, mais qui peuvent parfois retentir sur l’état général du sujet.

Les plus fréquentes de ces complications sont l’impétigo et l’eczéma. Puis viennent les chéloïdes.

L'impétigo débute par des pustules qui forment plus tard des croûtes localisées d’abord au niveau de la perforation. Négligée, la lésion s’étend de proche en proche, au cuir chevelu, à la face, au cou. A ce degré d’extension, l’affection peut retentir sur les ganglions, donnant lieu à des adénites cervicales, sur la région mastoïdienne et l’oreille elle-même.

L'ec^éma peut également débuter à l’occasion du percement des oreilles et suivre la même marche envahissante que l’impétigo.

Pans l’un et l’autre cas, après avoir enlevé la boucle mal-

faisante, il faudra procéder à la désinfection soignée de la région et à l’application de topiques calmants.

Les chéloïdes sont plus rares. Elles reconnaissent pour cause une inoculation par le trocart de l’opérateur, chez un sujet prédisposé. 11 nous suffit ici de les signaler ayant vu par ailleurs les raisons invoquées par les auteurs pour expliquer leur développement. Comme toutes les chéloïdes elles relèvent des traitements que nous avons exposés à leur propos.

Il est enfin d’autres accidents moins fréquents, mais signalés pourtant un certain nombre de fois à la suite du percement des oreilles. Ce sont :

La déchirure du lobule de l'oreille par un pendant trop lourd, la gangrène du lobule, Y inoculation tuberculeuse ou syphilitique.

Qu’il nous suffise de les signaler pour mettre en garde les femmes ignorantes ou coquettes, qui se livreraient trop à la légère à des mains extra-médicales.

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