FIÈVRE
On sait que la syphilis secondaire est fréquemment fébrile. Il est admis que cette fièvre est symptomatique de troubles ou de lésions susceptibles d’éveiller dans l’organisme un processus inflammatoire. Ainsi se produit une poussée fébrile au début d’éruptions intenses et généralisées, érvthémateuses, papuleuses, surtout ulcéreuses (fièvre d'éruption de Fournier).
pépseudo-rhumatisme, méningite, néphrite, etc.,
Plus souvent encore, certaines manifestations r riostite, expliquent l’apparition de la fièvre et parfois sa persistance. ;
Cette fièvre toute symptomatique, ne présente rien de
bien particulier, mais il existe un rapport entre l’éléva-
tion thermique et la sévérité des accidents cutanés. Par-
fois légère, cette fièvre peut, dans les formes variolifor-
mes et ulcéreuses, atteindre un degré élevé (Nicolas et.
Favre).
Si la fièvre caractérise la période secondaire, elle apparaît parfois dès la période primaire.
Il faut écarter la fièvre causée par une infection collatérale du chancre, comme celle qui résulte de la septicité de la bouche à la suite de chancres buccaux où amygdaliens.
Il est des fièvres, rares à la vérité, dues à la seule pré-
sence du tréponème.
Milian et Mouquin ont publié (Bull. de Dermatol.
+" ru ne
1920) des résultats qui, sans faire admettre la fièvre comme de règle à l'époque du chancre, permettent de ne pas la considérer comme exceptionnelle. Sur 21 malades ob-
servés à l'époque du chancre ils ont noté 4 réactions fé- briles uniquement attribuables à l’activité du tréponè-
x me. La température oscille, matin et soir, autour de 37°8,
39° et 39°9 comme maxima. Ces maxima n'ont aucune
heure fixe, et se produisent indifféremment matin ou
soir. La fièvre apparaît en moyenne vers le 15° jour du
chanere ; parfois dès le =° jour. Elle est caractérisée par
une céphalée très violente, et par l'absence de frissons et
de sueurs. Les troubles digestifs font également défaut.
Chez la femme, elle s’observe plus fréquemment que
chez l'homme, ainsi que cela se voit aussi dans la fièvre
# de la période secondaire.
D > Les chancres fébriles ne paraissent pas avoir de caracl'E tères spéciaux. |
PO: La fièvre syphilitique primaire se caractérise en géné-
Bee: ral par sa faible élévation et le peu de troubles généraux ne qui l’accompagnent même par l’absence de tous troubles généraux. | D = Nos quatre premières observations, reproduites plus. loin, sont des cas de syphilis primaire avec fièvre.