DIAGNOSTIC
Le diagnostic de la péritonite aiguë consécutive à la perforation d'un intestin tuberculeux est entouré des plus grandes difficultés ; il suffit de parcourir les observatiuns réunies à la fin de ce travail pour voir qu’il n’a été posé que trois fois du vivant du malade (obs. IT, VIT, et VIII), et cela se comprend aisément si l’on songe à lPextrème rareté de cette complication.
A-t-on affaire à uu cachectique, chez lequel la perforation se produit insidieusement, comme nous l’avons vu, avec un minimum de réaction péritonéale, on risquera fort de laisser la complication passer inaperçue et de ne la constater qu’au moment de l’autopsie.
S'agit-il au contraire d’un sujet qui arrive à l’hôpital avec tous les signes d’une péritonite aiguë ; on songera à tout autre chose qu’à l’entérite tuberculeuse, pour expliquer la production de cette péritonite.
I.— Mais tout d’abord avant de rechercher les éléments dudiagnostic étiologique reconnaissons qu’il n’est pas toujours aisé d’affirmer l’existence de cette péritonite aiguë.
Sans nous arrêter à toutes les maladies qui peuvent la simuler et qui sont signalées par les classiques comme cause d’erreur possible (coliques hépatiques et néphréti-
ques, colique saturnine, phlegmon sous-péritonéal, hémor-
< — 18 — rhagie interne, coma diabétique), occupons-nous seulement d’une cause fréquente d’erreur, l’occlusion intestinale. Ce fut avec cette dernière affection que le diagnostic fut délicat à poser dans deux des observations que nous relatons, On constata en effet que dans l’occlusion des douleurs violentes, des vomissements, une cons-
tipation opiniâtre, du météorisme très marqué. Nous don-
neronsavec Barbe comme éléments principaux du diagnos- -
tic différentiel les caractères de la douleur abdominale qui se généralise beaucoup plus rapidement dans la péritonite par perforation, et y est vive, superficielle, lancinante, continuelle, tandis qu’elle est plus profonde et paroxystique dans l’étranglement.
Dans ce dernier cas, le météorisme est souvent partiel et l’aplatissement des flancs contraste alors avec la saillie de la région ombilicale, tandis que dans la péritonite, le météorisme est toujours général. De plus on peut noter l’existence dans l’hypogastre d’un certain degré de matité indiquant un épanchement péritonéal et qui lèvera tous les doutes en faveur de la péritonite; dans celleci, (a suppression des selles est d’ailleurs rarement abso-
lue; dans l'étranglement au contraire, il y a absence
complète de passage des gaz par l’anus. L’étranglement
a encore pour lui la brusquerie extrême du début et Lé-
tat fécaloïde des vomissements qui constitue certainement à une période un peu avancée de la maladie, le meilleur élément de diagnostic. Enfin l’on doit recourir au toucher reclal, qui dans l’étranglement permet quelquefois de sentir l’accumulation des matières au dessus de l’obsta-
cle et dans la péritonite peut . révéler dans certains cas
APRES ir DES do tft) ti
1) de sa PPRPOT UE PEU (Le PONCTR