‹ La Persé antique et la civilisation iranienneChapitre 12 sur 91 · LES · texte numérisé non relu

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1. EN cunéiforme perse . — 2. Écriture pehlvie des inscriptions. — . Écriture zende. — 4. Écriture sogdienne ancienne,

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5.6. Écritures manichéennes :-— 7. Eeriture sogdienne mederne.

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langues aryennes ou indo-européennes. Celles qui ont été écrites autrefois, atteitées par des monuments épigraphiques ou manuscrits, sont : 1° le vieux-perse des inscriptions cunéiformes achéménides; 20 le zend ou langue de l’Avesta; 30 le pehlevi des inscriptions sâsânides, des commentaires de P'Avesta, des documents trouvés à Tourfan, en Asie centrale.

Le vieux pers: est une langue indo-européenne d’un aspect archaïque, se rapprochant du sanserit des Védas; elle doit représenter, très probabiement, le parler des Perses qui forma'ent l’entourage de Darius, sinon celui du roi lui-même; c'était la langue de la cour, de la noblesse, non celle de l’administration; car les bureaux se servaient sans doute de l’araméen. En effet, les Perses avaient des satrapes et des généraux, mais ils n’avaient pas de scribes, de rédacteurs et d’expéditionnaires pour administrer le vaste empire fondé par Cyrus; ils ont dû recourir à un personnel déjà tout formé, « dont les éléments se trouvaient à leur disposition en Babylonie » (1). Ce sont probablement ces employés qui ont emprunté à lécriture cunéiforme les trente-six caractères qui forment les élément: de la graphie perse, en conservant toutefois quelques rares idéogrammes peu employés pour la plupart.

Le zend est une langue sœur du vieux-perse, dont les z4/hä . ont conservé la forme la plus ancienne.

Le pehlevi ne continue pas exactement le vieux-perse, mais il représente comme lui un parler de la Perside (2). La lecture en a été longtemps embarrassée par de nombreux idéogrammes, mille environ, qui sont les équivalents araméens des expressions perses correspondantes; maïs les textes trouvés en Asie centrale sont dépourvus de ces idéogrammes, auxquels le lecteur contemporain substituait sûrement le mot perse

(1) LXXTIX bis. p. 4, 13, 19.

(2) A. MeiLer, Notes iraniennes (Mémoires de la Société de linguistique, t. XXII, 1921, p. 22-223.

équivalent. Le persan moderne est l’héritier direct du pehlevi.

Les langues qui se parlent actuellement sont :

19 La langue littéraire, le persan, parlé par les classes cultivées non seulement dans la Perse de nos jours, mais encore en Afghanistan; elle a été, depuis la création de l'empire des Grands-Mogols au commencement du xvi® siècle jusqu’à la suppression de la Compagnie anglaise des Indes orientales en 1835, la langue savante écrite dans l’Inde; elle est parlée par le peuple dans les grandes villes de lPiran actuel.

20 L’afghan, parlé par les aborigènes de PAfghanistan : il s'appelle pachiou dans le sud et pakhiou dans le nord.

30 Le baloutchi, employé par les indigènes du Baloutchistan, et concurrencé par le brahouî, langue de lInde.

.49 Le kurde des montagnes du Kurdistan, divisé en plusieurs dialectes ; la frontière entre la Perse et l’ancien empire ottoman, aujourd’hui la république turque d’Angora, suivant les crêtes des montagnes et la ligne de partage des eaux, le kurde est réparti entre ces deux États. Les Bakhtiyäri et les Lour ne veulent pas être comptés parmi les Kurdes, mais, comme les dialectes parlés dans ces deux groupes sont étroitement apparentés au kurde, il est naturel, au point de vue linguistique, de les comprendre sous cette méme appellation générique.

59 Les petits dialectes disséminés sporadiquement sur la surface du plateau de l'Iran : ceux du Pamir (sariqoli, chighni, wakhi, ichkâchamif, sanglitchi, mungi ou mundjant, yidgah), y compris le yaghnôbi, dernier reste vivant du sogdien ; ceux des bords de la Caspienne (mâzandéräni, giléki, tâlidi, tât, semnäni); ceux du centre (kâchi, gabri, Nâyin, Natanz, siwendi).

6° L’ossète, parlé par un peuple iranien qui habite les montagnes, les vallées et les passes du Caucase moyen, ayant à l’est la région du Kazbek, le plus haut sommet de cette

chaîne, et s’étendant à l’ouest dans les montagnes qui avoisinent celle-ci. Ils paraissent être les descendants des Sarmates et des Scythes du Pont, et furent connus au moyen âge sous le nom d’Alains.

Les Juifs parlent et écrivent un judéo-persan, influencé par les divers milieux ; celui de Bokhara, par exemple, a subi influence du persan parlé par les Tâdjiks, population d'ori: gine iranienne.

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