‹ La Persé antique et la civilisation iranienneChapitre 27 sur 91 · XERCÈS · texte numérisé non relu

XERCÈS

Peu de temps avant sa mort, ilavait désigné comme succes: seur Khchayarchâ, que nous connaissons mieux sous son nom

Se LA

grécisé de Xerxès, francisé ensuite en Xercès, italianisé en , Serce. Il était le fils d’Atossa, fille de Cyrus, qui avait obtenu ga désignation tant à raison de son influence personnelle sur lé vieux roi qu’à cause du rang qu’elle tenait à la cour. On avait longtemps cru qu’Artabazane, l’un des trois fils que Darius avait eus de son mariage avec la fille de Gobryÿas, Pun des sept conspirateurs, serait désigné pour ce rôle; mais, dès que le roi eut fait connaître sa volonté, il n’y eut plus d’oppo sition. Il était alors âgé de trente-quatre ans, de grande taille, d’üné noble prestance ; mais il était violent et sensuelfaible et indoient.

Xercès n’était pas disposé d’abord à renouveler l'expédition contré la Grèce, jugeant de minime importance les échecs qu'y avait subis armée perse; mais Mardonius revint à la charge et le décida en lui remontrani l'atteinte portée au prestige du grand empire. Ilfallait d’abord réduire la révolte d'Égypte, où un certain Khabbicha régnait depuis deux ans. Les Égyptiens furent battus (484) et châtiés, le Delta ravagé. Akhéménès, frère du roi, fut désigné comme satrape; les princes héréditaires et les prêtres furent laissésen possession de leurs biens, et contribuèrent à ramener la tranquillité dans le pays.

L’année suivante, un certain Chamach-irbâ, d’origine

inconnue, se fit proclamer roi à Babylone; mais un siège de quelques mois suffit pour réduire la ville, qui fut mise à sac; les temples furent pillés, le trésor de Bel-Märdouk enlevé; sa

__ statue d’or transporiée ailleurs, la population emmenéeen cap-

- tivité. Babylone ne se releva jamais de ce désastre.

* À Pautomne de 481, les préparatifs de lexpédition contre la Grèce étaient terminés, et les diverses troupes convoquées se rassemblaient en Cappadoce pour passer l’hiver en Lydié;

| Tous les peuples de l'empireavaient fourni leurs contingents; en tête venaient les Perses et les Mèdes, armés de la lance,

. deParc et du sabre, demêmeque les Cissiensetles Hyrcaniens ,

les Assyriens, la tête couverte de casques de bronze, suivaient, puis on voyait les Bactriens, les Ariens et les Parthes armés de javelots et d’épieux, les Saces reconnaissables à leurs bonnets pointus et à leurs haches; les Indiens, vêtus de vêtements de coton ; les Éthiopiens d'Afrique, lecorpspeint, armés de longs arcs et de flèches à pointes de silex;les Éthiopiens d’Asie (peut-être la population négroïde du Mekran) dont on remarquait les casques étonnants faits de têtes de chevaux; d'autres encore, jusqu'aux habitants des îles du golfe Persique. Telle était l’infanterie ; il y avait à côté d’elle des soldats combattant sur des chariots, comme en avaient compté les armées égyptienneset assyriennes; c’étaient surtout des Perses et des Mèdes, mais il y avait aussi des Sagartiens de la région d’Arbèles, armés de lassos; des Indiens, dont les véhicules étaient traîné: par des onagres; des Bactriens, d:s Caspiens et des Libyens, et enfin des Arabes avec leurs dromadaires ou chameaux à une bosse. Chaque division était commandée par un Perse, et Mardonius avait le commandement suprême.

Le rôle de la flotte était des plus importants, car elle seule pouvait ravitailler l’armée; celle-ci serait morte de faim si elle avait dû compter vivre sur le pays. Les équipages ces douze cent sept navires de guerre qui la composaient étaient des Phéniciens, des Égyptiens et des Grecs sujets perses ; chaque vaisseau avait un petitnombre de soldats de marine perses, mèdes ou saces. Il y avait à côté de cette flotte de combat trois mille transports.

Ce dut être un beau spectacie lorsque cette immense armée, dont on ignore le nombre réel (les chiffres accusés par Hérodote étant visiblement exagérés), sortit de la région de Sardes pour gagner le détroit des Dardanelles, ancien Hellespont, où l’on devait traverser la mer (1). Des préparatifs avaient été

(1) M. Théodore Reinach a montré que les deux vers des Perses d'Eschyle, où Von avait cru ‘air la mention du Bosphore, s’appliquent en iéalité aux

| faits par avance : deux solides ponts de bateaux sur le détroit entre Abydos et Sestos, un pont sur le Strymon, un canal au

nord de PAthos, en vue d’éviter la tempête qui avait détruit

la flotte lors de la première expédition. C’est dans ce canal

qu’en 1839 on trouva trois cents dariques.

Xercès voulut assister au passage des ponts, qui dura sept jours ; on avait construit pour lui un trône de marbre sur une

| colline près d’Abydos. Au lever du soleil, le roi fit une liba-

tion au moyen d’une coupe d’or qu’il jeta ensuite dans les flots, ainsi qu’un bo! d’or et un sabre. C’était un sacrifice au dieu de la mer (1) : la famille royale perse, comme nous Pavons vu avec Cyrus, tenait grand compte des dieux étrangers à la

Perse qu’elle rencontrait au cours de ses aventures. Les

« Immortels », la tête ceinte de guirlandes de fleurs, traversèrent les ponts les premiers; le plancher était recouvert de

|: branches de myrte. L’armée fut passée en revue dansla plaine

de Doriscus. ’ La Thessalie avait appelé les Hellènes à sa défense ; mais quand les dix mille soldats envoyés dans la vallée de Tempé

| constatèrent que la position pouvait être tournée, ils rebrous- sèrent chemin ; les Thessaliens s’arrangèrent avec les Perses.

Les Spartiates auraient voulu qu’on évacuât toute l’Hellade du nord, en se bornant à défendre listhme de Corinthe; leur plan fut rejeté, et ils envoyèrent sept mille hommes, commandés par Léonidas, pour tenir l’étroite passe des Thermopyles, entre la montagne etla mer, alors beaucoup plus resserrée que de nos jours. Après avoir attendu quatre jours, peut-être pour que sa flotte pût le rejoindre, Xercès ordonna lattaque : les Mèdes et les Cissiens, puis les Immortels, se lancèrent à l’assaut, mais sans succès : les armes défensives des Grecs leur Dardanelles, le nom de Bosphore n’y étant pris que comme nom commun signifiant un détroit resserré. Cf. Comples rendus Acad. inscr., 1923, p. 385.

(1) Comparer les cérémonies pratiquées par Rome quand on jeta le premier

pont en travers du Tibre, et la création, à ce pres, des fonctions de pontifex, « faiseur de pont ». S

donnaient une grande supériorité sur l'ennemi. Il en fut de même le lendemain. Xercès se demandait comment il enlèverait la position, quand un passage à travers la montagne fut indiqué par un trâître ; le contingent phocéen qui le gardait ne se défendit pas et battit en retraite. Quant la nouvelle en parvint aux Thermopyles, tous les contingents se retirèrent de la lutte, sauf les trois cents Spartiates, les Thespiens, et les Thébains qui auraient bien voulu partir, mais qu’on retint de force. Sans attendre «d’être entourés, Léonidas et ses braves compagnons abordèrent lPennemi et furent tués jusqu'au dernier.

Cela n’empêcha pas les Perses de marcher sur Athènes, : dont la citadelle, avec son temple d’Athéné aux yeux de chouette, fut incendiée pour venger l’incendie de Sardes. Cependant la flotte perse était arrivée, bien que diminuée par une tempête éprouvée sur la côte d'Asie mineure et un combat de trois jours à la pointe nord de l’Eubée; elle rencontra Pennemi à Salamine: Xercès, qui assistait à la bataille de loin, assis sur son trône, fut témoin de FPéchec complet de son entreprise (1). Le grand roi prit le parti de regagner l'Asie, laissant son cousin Mardonius à la tête de l’armée campée en Thessalie. Le dernier corps d’armée resté sur le sol hellénique fut défait à Platée au printemps de 479 ; la mort de Mardonius, tué en chargeant l’ennemi, décida du sort de la bataille. À partir de ce moment les Perses reculent, et Athènes, par ses surcès, s'empare de l’hegémonie de la mer.

- Ce fut sous le règne de Xercès qu’eut lieu une tentative de contourner l’Afrique, un siècle après l’amiral carthaginois Hannon. Le Perse Sataspès, condamné à cette expédition pour échapper à la peine de mort prononcée contre lui, franchit le détroit de Gibraltar et fit voile pendant plusieurs mois

(1) La flotte perse n’avait pu se déployer, et les vaisseaux s’entrechoquaient, se déchirant de leurs éperons d’airais, voir le récit de la bataille dans ESCHYLE, Perses, 290-471, qui était contemporain. Cf, XVIII, p. 720.

LES ACHÈMÉNIDES 97

dans la direction du Sud. Il ne put achever son périple et, de retour à la cour de Xercès, fut crucifié par l’ordre du roi. Avant se mourir, il raconta que, sur la côte la plus lointaine | reconnue par lui, il avait aperçu « de petits hommes, vêtus | d’habits de palmier, qui avaient abandonné leurs villes pour | s'enfuir dans les montagnes, aussitôt qu’ils avaient vu abor- | der » (1).

Une tragédie de palais mit fin à l’existence de Xercès. Dans l'été de 465, le préfet du palais, l’eunuque Aspamithrès (appelé ailleurs Mithradates), et le commandant des gardes du corps Artabane l’assassinèrent, en même temps que son fils “aîné Darius. Sept mois plus tard, Ariabane voulut traiter de è la même manière son plus jeune fils Artaxercès, mais celui-ci | se défendit; son courage lui valut le trône et la vie ; Artabane, | trahi par Mesa zc: tut égorgé avecses complices (2). f |

ARTAXERCÈS Ir,

Artaxercès Ier (Artakhchaïhré) était surnommé Longue- | "main. Son règne de quarante et un ans ne fut traversé d’aucune inquiétude, sauf les troubles du début. Un fils du roi défunt, | Hystaspe, s’appuya sur les Bactriens pour réclamer le trône; après deux batailles malheureuses, il disparut(462). Une nou-

velle révolte en Égypte ne menaçait guère ses États. Inarus, fils ‘du Libyen Psammétique, avait bloqué dans le château blanc de Memphis la garnison perse. Les vaisseaux athéniens | venus de Chypre n’avaient pas été étrangers à ce succès. Pour venger la mort du satrape Akhéménès, tué par Inarus, Méga- \byze, satrape de Syrie. à la tête d’une armée considérable et ‘avec le concours de la flotte phénicienne, réduisit la révolte

(455), sauf sur la côte du Delta. Après quelques entreprises | (1) I, 1v, 48.

(2) D’après DiINON, dans PLUTARQUE, Thémisiocle, 27, Artabane aurait |exercé la régence pendant ces sept mois, probablement au nom d’Hystaspe, | frère du roi.

heureuses de Cimon, Athènes et la Perse conclurent un | arrangement que l’on appela la paix de Cimon, et en vertu : duquel la rade de Phaselès en Lycie était choisie comme limite entre les rayons d’action des deux flottes (449). La guerre du Péloponèse délivra l'Iran de tout souci du côté extérieur ; mais l’ambition des satrapes lui en créa denouveaux à l’intérieur, comme la révolte de Mégabyze, vice-roide Syrie, qui, victorieux à deux reprises des troupes du grand roi, conclut avec le souverain une paix avantageuse.

Artaxercès étant mort en mars 424, le même jour que son épouse Damaspio, ce fut leur fils unique Xercès II qui lui succéda; son court règne de quarante-cinq jours fut interrompu par l'assassinat ; mais Sogdianos, fils de la concubine Alogoûné, qui s'était rendu coupable de ce crime, n’en jouit guère ; un autre de ses frères, Okhos (Vahuka), satrape d’'Hyÿrcanie, s’empara du trône sans difficulté (7 décembre) et régna sous le nom de Darius Il; les Grecs l’ont surnommé Nothos (bâtard) parce qu’il était le fils d’une concubine. Il. eut pour épouse la détestable Parysatis, sa tante ou sa demisœur (1), qui trempa dans tous les complots de la cour. Dès les débuts du règne, il y eut des révoltes; elles furent promptement réprimées, grâce à des complicités achetées, et les fauteurs exécutés (2). La Grèce, préoccupée de ses luttes intestines, ne pouvait plus défendre ses colonies; les villes d’Asie mineure durent payer tribut; Sparte s’allia avec le grand roi, mais celui-ci ne voulut pas l’anéantissement complet d'Athènes ; la politique d'équilibre convenait bien mieux aux intérêts de l'empire, en face d’une coalition possible de tous les Hellènes.

Ceux-ci allaient avoir l’occasion de montrer ce que leurconcours pouvait apporter de force à qui le réclamait. La mort de

(1) La première version d’après Ctésias. la seconde selon Dinon, dans Plutarque.

(2) Il s'agit de son frère Arsit's, aidé par Artyphios, fils de Mégabyze, et

deson cousin Pissuthnès, fils d'Hystaspe et satrape de Lydie, qui se rendit et fut tué en 14.

Darius Il au début de l’année 404 ouvrit le champ aux

. compétitions. Cyrus le jeune, son fils cadet, qui devait à __/Pappui de Parysatis le commandement général des troupes

d'Asie mineure avec le titre de Karanos, s'était rendu à Babylone auprès de son père malade et avait laissé comme lieutenant le Spartiate Lysandre, qui, l’année précédente, avait défait la flotte athénienne à Ægos-Potamos. Cyrus avait compté sur l’appui de Parysatis pour supplanter son frère aîné Arsakès ; quand il arriva, son père était mort et son frère déjà installé comme roi à Pasargades; il était venu à la tête d’une armée, et songea à assassiner son frère; suspect par là et arrêté, il aurait été mis à mort, sans l’intervention de sa mère, qui l’enveloppa de ses bras.

ARTAXERCÉS Il.

En montant sur le trône, Arsakès prit le nom d’Artaxercès Il; il est connu des Grecs sous le surnom de Mnémon, à raison de sa mémoire extraordinaire (1). À peine rentré dans son gouvernement d Asie mineure, Cyrus le jeune profita de ce que la fin dela guerre du Péloponèse mettait à sa disposition des troupes aguerries; il constitua une forte armée avec laquelle il se lança à la conquête de l’Asie (401). Traversant l’Anatolie par Konia et les passes du Taurus, il descendit en Cilicie et atteignit PEuphrate, dont il suivit le cours. Près de Babylone, à Cunaxa, dont le site est marqué aujourd’hui par le Khan Iskandériyyé, sur la route de Bagdad, il fut livré une grande bataille (3 septembre). Les troupes grecques furent victorieuses, mais Cyrus fut tué dans une charge de cavalerie repoussée par les cuirassiers de Tissapherne ; huit de ses défenseurs furent massacrés autour de lui.

(1) Traduction du vieux perse *abialaka pers. yâdè (écrit abietakca dans une glose d’Hésychius,, d’après . OPPERT, Les Mèdes, p. 22).

Le roi, blessé dans la lutte, fit couper au cadavre de son frère

la tête et la main,

Cyrus mort, la campagne n’avait plus d’objet. Les soldats siatiques se débandèrent ; les Grecs, harcelés par les cavaliers perses, transportèrent leur camp sur le Tigre. Du jour au

lendemain, ils se trouvèrent sans chefs, ceux-ci ayant élé

attirés dans la tente de Tissapherne, arrêtés, transportés à Babylone et mis à mort. C’est alors qu’un engagé volontaire qui suivait l’armée en amateur, Xénophon, prit la direction de Parmée et se proposa de la ramener dans sa patrie, en remontant le cours du Tigre, puis la rivière de Bitlis et en traversant les montagnes à la hauteur des sourcesde l’Euphrate, pour redescendre à Trébizonde sur les bords du Pont-Euxin. Ce beau fait de guerre est universellementconnu sousle nomde retraite des Dix mille et a été merveilleusement raconté par le général lui-même, dans son Anabase.

x La Perse avait senti sa faiblesse militaire; dorénavant elle inter vint dans les affaires grecques en employant la corruption. Athènes unit sa flotte à celle du grand roi, Conon s’empara de l’île de Cythère, et les longs murs unissant Athènes au port du Pirée furent reconstruits grâce à une subvention perse. L’Égypte, qui avait essayé en vain à plusieurs reprises de secouer le joug étranger, y réussit vers 405, sous la direction d’un petit-tils d'Amyrtée, qui s'appelait comme son grand-père ; toutefois,ce ne fut que six ans plus tardque l’indépendance du pays devint complète, avec Néphoritès, En Asie mineure, les populations indigènes s'étaient également révoltées : il fallut les réduire. Artaxercès dicta à ses adversaires la paix d’Antalcidas, à l'automne de 387. Les colonies grecques d'Asie et Chypre retombaient sous le joug perse. Ce résultat était douloureux pour l’amour-propre des Hellènes; mais le régime perse n’avait rien de bien pénible, car il laissait une

grande liberté, pour l’administration intérieure, à ces provinces fort éloignées du centre de l'empire ; aussi vit-on se

créer de petites dynasties locales et des municipalités indépen- . dantes auxquelles on ne demandait que de se reconnaître vassales du grand roi et de payer exactement le tribut. La reli- ‘gion des anciens Perses ne faisait aucun prosélytisme ; sur les monnaies des satrapes on trouve non seulement l’image d’Abura-Mazda, mais encore celles du Baal de Tarsous et de Pallas Athénèe.

Évagoras, descendant des Teucriens, s’empara de l'ile de … Chypre, et les roitelets dépossédés s’adressèrent au grand roi pour les secourir. Ses succès avaient été facilités par ce fait | que les Perses étaient occupés avec l'Égypte, redevenue indéjé pendante ; aussi le roi de ce dernier pays, Hakôris, lui | envoya-t-il des renforts, pendant que Tyr lui fournissait des | navires. Les Perses, conduits par Autophradate, Karanos d’Asie mineure, et le Carien Hécatomnos n’eurent d’abord aucun succès; il fallut que Tiribaze et Oronte prissent des mesures énergiques pour le resserrer dans sa capitale, Salamine, dont il finit par étre reconnu roi, moyennant une déclaration de vassalité et le paiement d’un tribut annuel (380).

:. La révolte des satrapes vint bouleverser l’Asie mineure. LES satrape de Phrygie et de Mysie, qui en donna … Pexembple, fut d’abord combattu par le Karanos Autophradate, - maïs celui-ci ne tarda pas à se déclarer rebelle; il put dès lors

… compter sur l'appui des villes grecques et du pharaon d'Égypte.

La trahison débarrassa le roi d’une partie de ses adversaires ; :d autres, comme Oronte, firent la paix avec lui. Datamis, qui avait jusque-là servi fidèlement, se tailla un grand royaume-

entre le Pont-Euxin et la Méditerranée, mais il fut mis à

mort par ses propres troupes. Ces mouvements, quarante ans | avant la conquête d'Alexandre, montraient l’extrême faiblesse | du pouvoir central (1).

Fais

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