‹ La Persé antique et la civilisation iranienneChapitre 30 sur 91 · KIA · texte numérisé non relu

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‘planté des arbres en Asie mineure et établi un de ces parcs réservés à la chasse, plaisir favori des rois (1). Les Aché- - ménides, en eflet, aimaient à poursuivre le gibier dans ces immenses parcs entourés de murs que l’on ADR paradis et où des pavillons permettaient au roi et à son entourage de prendre quelque repos. On a trouvé à Sidon les ruines d’un de ces pavillons, présentant un avant-corps de grands taureaux agenouillés, semblables aux protomés de tau- -reaux adossées que montrent les

chapiteaux de Persépolis et de Suse (2); ce sont sans doute les traces de la révolte du roi de Sidon Tennès (Tabnit), contre Artaxercès III Okhos, en 351, où les insurgés détruisirent le parc royal (3).

# Pour veillersur la personne du roi, il avait été constitué une garde composée de Perses et de Mèdes, et aussi probablement de Susiens, à en juger par les frises du palais de Suse, aujourd’hui au Louvre, où les figures basanées des personnages indiquent des habitants des contrées chaudes. Cette garde, divisée en trois corps, comprenait deux mille cavaliers et | deux mille fantassins, tous d’origine noble; ils étaient armés de lances se terminant à la partie inférieure par des pommes d'or ou d'argent, d’où le nom de mélophores ge les Grecs jeur ont donné. La frise des archers montre qu’en plus d’une longue pique d’environ deux mètres, ils étaient armés d’un arc et d’un carquois rempli de flèches. Au-dessous d’eux venait un corps de dix mille hommes nommés les Immortels, formant

Fig. 6. — Darique de Darius.

(1) Bulletin de correspondance hellénique, 188°, p. 529 sq.

(2: CLERMONT-GANNEAU, Le paradeisos royal achéménide de Sidon, communication à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, 17 déc. 1920, résumée dans la Revue biblique, 30° année, 1921, p. 106-109,

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