‹ La Persé antique et la civilisation iranienneChapitre 7 sur 91 · FRE · texte numérisé non relu

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atent. . bonne henre dépassé le naturisme, dont les Gäthàs, / la parlie la plus ancienne de l’Avesta, gardent des traces. Bien des siècles avant l’ère chrétienne, Zarathoustra recevait de son dieu Ahura-Mazda une révélation; e!, qu’un person- nage de ce nom aït ou n’aït pas existé vers 1100, de ces temps Hi date « un culle épuré, dégagé des sacrifices sanglanis qui souillaient encore les autels de tous les peuples arygens » (1). l: Le Zoroastrisme ou Mazdéisme a subr des vicissitudes. Mais les Achéménides, à partir de Darius, et les Sâsänides, |* beaucoup plus tard, l'ont soutenu et propagé; et Ahura-Mazda (Ormazd) a joué dans la croyance iranienne un rôle de plus en plus éminent. Sinon dieu unique, le plus grand des dieux, — | comme le roi de Perse est le Rot des rois (2), — il-efface les L autres divinités. Il est le ciel; il est la lumière ; il est symbo- … lisé par le feu : maïs il n’a pas, il ne peut avoir d'image. Il … veut le bien; et les hommes, selon qu’ils observent ou rejettent | sa lor, méritent ou déméritent. « Tout l’enseignement du | mazdéisme tend à produire. ce qu’une belle formule zende | appelle houmatem, houkhtem, huarestem, de « bonnes pen- LL sées », de « bonnes paroles », de « bonnes actions » (Yaçna, 19, 45). Quel que soit. l’état de l’homme, prêtre, guerrier, culHivaleur, artisan, cet état doit étre exercé « par lPhomme pur, avec des pensées, des paroles et des achibns pures » (Ibid., 47) (3). »

Les Iraniens ne méconnaissent pas la puissance du mal : | Angra-Mainyu (Ahriman), principe de résistance, lutle contre la volonté créatrice, contre la tendance au bien. Mais Ahura- | Mazda « dirige et perfectionne le monde qu’il a formé », ei des Justes sont les « sauveurs » qui l’aident pour l'achèvement

(1) Syzvan Lévi, ari, cité, Revue de Paris, 25 févr. 1925, p. 801.

(2) « Le royaume céleste est resté jusque dans la tradition chrétienne une reproduction de la cour du roi de Perse » (F. Cumonr, cilé par R, . KREGLINGER; La a d'Israël, p. 248).

(3) L. LesLois, Les Bibles, livre IV, vol, IL, 3, p, 773,

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de son œuvre (1). Il y a là une doctrine de progrès, dans la justice et la vérilé, un finalisme qui.donne son sens et son but à l’histoire (2). «:

Ceile vicioire du dieu de bonté, du principe bienfaisani, c’est le triomphe de la lumière. Notre Vicior Hugo apparaît comme l'héritier de cette antique et noble philosophie ; ou plutôt son génie a recréé à la fois la doctrine et le mythe :

Dieu n’a qu’un front : Lumière ! et n’a qu’un nom : Amour !

Mais le rôle des Perses dans l’histoire de la pensée humaine n'a pas consislé seulement à répandre des | croyances originales. Parce qu’ils ont été en rapports avec

tant de peuples et parce qu'ils ont traité avec bienveillance même les vaincus, ils ont largement contribué au mouvement syncrélique qui a préparé l’avènement des religions universa-

listes. Dès l'époque achéménide, ce mouvement « commence 1 à se développer avec ampleur. De l’Orient à l'Occident de

l’empire, c’est le mélangedes culies et alliance des dieux » (3).

Il s’accentue sous les Sâsânides : « Placé au centre des trois :

grands empires du temps, Byzance, la Chine et l Inde, P

pire sâsänide sera pendant quatre siècles Le point d'échange É

de lesprit humain » (4). Du Mazdéisme se détacheront le

culte de Mithra (5) et la doctrine de Mani (6), avec lesquels … se prapägera aussi ei se conklamunera la pensée iranienne. Il 13 a élé et il sera parlé, en d’auires volumes, de &le époque de fermentation religieuse ; insisions ici sur celle remarque—

(1) Voir Causse, ouvr. cilé, np. 33 el suiv.; J. pæ MoRGanN, ouvr. cité, pp. 818-419.

PP) On a remarqué (& ReINACH, Orpheus, p. 97) que te panEeus iranien

manque de déesses : religion active el pure qui ne fait place ni à Pascéhisme ni

& ba volupté.

(8) Causse, ouur. cité, p. 80.

(4) J. DARMESTETER, opuscule cité, p. 81.

(5) Combinaison Félémenis iraniens et sémiliques.

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