VI PRÉFACE
premiers interprètes, Mirza Ibrahim Khan, interprète indigène de la Légation de France à Téhéran. De même, M. Joseph Richard Khan, un Français musulman, né d'une mère persane et mieux placé que quiconque pour servir d'intermédiaire entre la recherche européenne et la société orientale. Seyyed Djemal-ed-Din, qui prêcha la révolution dans les mosquées de la capitale, s'est prêté à de longs entretiens sur l'organisation du Chiisme et l'évolution de l'idéejreligieuse en Perse, — tous sujets qui sont le fondement même d'une étude sur le mouvement actuel. Un autre prédicateur de Téhéran, Mollah Nasroullah Behechti (le paradisiaque), Mélek-ol-Moutékellémin (le roi des prédicateurs) m'a prodigué les détails sur le culte spécial à l'Iran. Nizam-os-Saltaneh, alors gouverneur général de Tauris, m'a fourni de précieuses indications sur les tribus de l' Azerbaïdjan; les diverses autorités m'ont volontiers renseigné sur leur domaine propre. Mollahs et derviches se sont montrés prodigues de récits et de légendes ; les gens du métier m'ont parlé de la musique et de la danse; Iqbal-ed-Dowleh, qui possède à Téhéran le plus bel équipage, m'a décrit l'élevage des faucons; Morîn-é-Boka les taziés de la cour, dont il est le metteur en scène. Je dois remercier, en outre, M. Lucien Bouvat, bibliothécaire de la Société Asiatique de Paris,