L'ARRIVÉE EN PERSE
Tout est prêt. Le cocher, un grand diable basané, coiffé «Lun feutre, est à la tête de ses chevaux auquel s il sifflote un air mystérieux que nous entendrons plus d’une lois sur les routes pei- £ iques. Il a refusé de s'occuper de nos bagages, alléguant que s il Quittait sa place devant les chevaux, ceux-ci s'enfuiraient au galop. Maintenant, il faut qu’il vienne prendre les rênes, ü met deux cosaques devant ses bêtes, saute sur le siège, crie de lâcher tout, n ° lls nous cramponnons à la capote*., et les quatre chevaux, les °reilles basses, s’en vont au petit trot ralenti le long de la route qui
1T| ène à Téhéran. Les pauvres bêtes sont déjà accablées de latign