PP^SE
cax&r* m son Us 4w4é*} qpi H tué dans un ojmbaj Alors il marcba Jui-même contre Jes Pisidiens. .Cepenr daflt Mithrobarzane, son beau-nère, le croyant perdu, passa pendant la nuit dans le canin dés pisidiens.
Datante, informé de la désertion dp Mitbrooarzane , fît répandre le bruit dans $on année que c'était par ses ordres que celui-ci avait passe aux ennemis; un si grand service méritait nie.o qu'on ne le laissât point .dans 1$ péril , et qu'on marchât au plus vile uour Jle dégager; d'ailleurs, disait-il. les ennemis, attaques vigoureusement au dedans et au dehors de leur camp par les troupe? de Mithrpbarzane et pâx nous, seront taillés en pièces.
Aussitôt il se met en marche, et faU charger brusquement les fisi^iens.
qui , persuadés que Mithrobarzane 4 ses troupes étaient d'intelligence aveê patame , commencèrent à laire main basse sur eux; Datame, nrofitant de cette lutte , attaqua et enfonça les Pisidiens , en tua un grand nombre, et resta maître de leur camp.
Schismas , Gis atné de Datame, instruisit Artaxerxès de la révolte de son père ; ce prince envoya aussitôt en Cappadoce Autophradate pour le faire rentrer dans le devoir. Datame voulut essayer de fermer a son en* nemi l'entrée des Portes de la Çilicie; mais n'ayant pu arriver assez à temps oour mettre ,ce dessein à exécution, d choisitpour établir son camp un endroit où , maigri l'avantage dp nombre, Autophradate ne pouvait pas le forcer. jL'armée de ce satrape était composée vsuivant Cornélius Repos, de vingt mille homines deçà valerie,de cent mille d'infanterie, de seux que les Pépies appellent Cardaces (*), et de trois mille frondeurs. 11 avait , outre cela, huit mille Gappadociens, dix mille Arméniens, cinq mille Paphlagbniens, dix mille Phrygiens', cinq mille hy-
(*) Soldats ainsi appelés, dit Suidas, du mot perse carda qui veut dire viril, bellJL-
Îuettx. On reconnaît facilement dans carda i persan moderne carde qui a absolument fe même sens.
diens, environ trois mille ^qynftny et Pisidiens , deux JoaiUe jCilicienp , au: tant de Caspjens, trois mille Grecs sour dôyés, et un grand nombre de troupes armées à là légère.
Datame n'avait gqère .qu'un homme contre vingt. £enejidan.t il attaqua l'ennemi, lui tua beaucoup de monde, et ne permit guère qu> mille homme?
des siens. U sut conserver sa supériorité en n'engageant jamais une action au'il ne vît \e& ennemie enfermés dan* des gorges 4 <Jes défilés où le grand nombre de leurs troupes ne pouvait leur être d'aucun recours, autophradate, redoutant pour le roi et pour luinaême jles suites de cette guerre , engagea Datauie à demander la paix, quu' lui fui accordée.
Cependant Artaferxèp, qui eonseryait toujours contre Datame une na,in« irréconciliable , tâcha de le faire tomber dans plusieurs pièges, que celui.-*!
évita d'abord avec autant d'adresse que de bonhçur ; mais à la fin, ce ftrand capitaine fut surpris par les artifices de Mit%i4at>e, fils ê'Âripbarzane, lequel , Joignant de s'être rèyojté contre Artaxerxès , demanda une conférence a Datame, et pendant que celui-ci regardait un endroit que Mithrtfaie lui montrait comme propre à asseoir un camp, il le frappa par derrière et Retenait .mort à ses pieds avant que personne pût aller à $on secours. « Ainsi, « dit CoTAélius Népos , ce grand houa- « me, qui avait trioniphé d'un grand a norabre d'ennemis par son habileté a et sa prudence , sans jamais avoir « recours p h perfidie, tomba dans Jg* « pièges que Jiui Xendit un traître .ca- « che sous le nom d'ami. »
Quand Artaxerxès fut de retour de son expédition contre les Cadusiens, il ut reprendre l'affaire de Tiribaze (*),tel donna pour juges à fié général les trois hommes les plus estynés de la Perse pour leur intégrité. C'était inxpeu avant ce temjis-là que quelques juges, p^ur
(*) T'oyez ci-devant page 196.
L'UNIVERS
avoir porté des sentences injustes, avaient été écorchés tout vifs; après quoi on avait étendu leur peau sur tous les sièges du tribunal, afin d'effrayer par ce terrible exemple ceux de leurs successeurs qui pourraient être tentés de les imiter. Les accusateurs de Tiribaze soutenaient que la lettre d'Orontas dont ils venaient de faire la lecture à haute voix , suffisait pour la condamnation de l'accusé. Mais Tiribaze, pour expliquer l'espèce de condescendance qu'on lui reprochait à l'égard d'Évagoras, lut le traité par lequel Orontas consentait à ce que ce même Évagoras ne fût soumis au roi de Perse que comme un roi peut l'être à un autre roi , au lieu que lui Tiribaze avait exigé que cette soumission fût celle d'un esclave envers son maître. Quant à l'alliance des Lacédémoniens qu'on lui reprochait d'avoir recherchée, il répondit que cette alliance ne touchait en rien à ses intérêts particuliers, et qu'il n'avait eu d'autre intention en la proposant que de faire ce qui lui paraissait le plus avantageux pour le service du roi. En effet, disait-il , c'est par le premier traité fait avec les Lacédémomens que le roi est resté maître de toutes les villes grecques de l'Asie.
Il termina son apologie en représentant aux juges sa fidélité constante et ses services précédents. Il fit remarquer qu'entre plusieurs services qu'il avait eu le bonheur de rendre au roi , il en était un qui lui avait attiré l'admiration de tout le monde, et lui avait (>rocuré l'amitié particulière du roi ui - même. Ce prince se trouvant à la chasse dans un char à quatre chevaux , fut attaqué par deux lions qui mirent d'abord en pièces deux de ses die vaux, et allaient se jeter sur sa personne. Alors parut Tiribaze, qui tua sur-le-champ les deux lions , et sauva le roi de ce danger extrême. Il ajouta qu'à la guerre il s'était toujours signalé par son courage, et que ses conseils avaient été si heureux, que le roi ne s'était jamais repenti de les avoir suivis. Cette défense obtint l'approbation des juges f qui dune commune
voix déchargèrent Tiribaze de l'accusation qui pesait sur lui. Le roi ayant fait appeler ces trois iuges l'un après l'autre, demanda à chacun en particulier quel avait été le motif pour lequel il avait acquitté Tiribaze. Le premier répondit que c'était parce que les services de l'accusé étaient certains, et que l'accusation lui avait paru extrêmement douteuse; le second dit 3ue, quand l'accusation aurait été fbnée, les services de l'accusé l'emportaient de beaucoup sur sa faute ; la réponse du troisième fut qu'il ne comparait point les services que Tiribaze pouvait avoir rendus au roi avec le nombre et la grandeur des bienfaits dont le roi l'avait comblé; mais qu'en examinant les différents chefs d' accusation, il avait remarqué que les preuves manquaient. Le roi approuva et loua les trois juçes, comme ayant parfaitement rempli leur devoir, et il revêtit Tiribaze des dignités les plus considérables de l'État. Orontas, reconnu pour un calomniateur, fut rayé du nombre des amis du roi (*).
ARTAXERXES ENVOIE PU1LISCUS Klf GRECE, ET REÇOIT LES DÉPUTES DES GRECS. CREDIT DE PELOPIDAS A LA COUR HZ PERSE.
Philiscus, envoyé par Artaxerxès
f>our concilier entre eux les peuples de a Grèce, se retira après avoir laissé aux Lacédémoniens des sommes considérables pour lever des troupes.
Sparte, humiliée et affaiblie par ses pertes , et surtout par la bataille de Leuctres, ne donnait plus de craintes ni de jalousie aux Perses, maisThèbes victorieuse et triomphante leur causait de justes inquiétudes (**).
Cependant les Thébains, sans cesse occupés des moyens de s'assurer la prééminence dans la Grèce, pensèrent que, s'ils députaient vers le roi de Perse, ils obtiendraient , par son intervention, la supériorité sur leurs
(*) Diodore, livre xv, chap. n.
(**) TLènophon, Histoire grecque, liv. vu, chap. i ; Rollin , Histoire ancienne, liv. jui, chap. 5.
PERSE
compatriotes. Ils assemblèrent donc leurs alliés, et, sous prétexte que les autres États de la Grèce avaient des ambassadeurs auprès d' Artaxerxès, ils envoyèrent vers ce prince Pélopidas , qui obtint de lui l'accueil le plus favorable. Le général thébain pouvait bien dire que , seuls de tous les Grecs , ses compatriotes avaient secouru les Perses à Platée ; que depuis ils n'avaient jamais pris les armes contre eux; que les Lacédémoniens leur avaient fait la guerre parce qu'ils avaient refusé de suivre Agésilas en Asie. Ce qui contribuait surtout à augmenter la considération dont Pélopidas jouissait à la cour, c'était la victoire récente de Leuctre s , et les avantages remportés par les Tnebains dans la Laconie. Tous ces faits étaient appuyés du témoignage de l'Athénien Timagoras, qui, après Pélopidas, fut le mieux reçu de tous les ambassadeurs des Grecs.
Le roi ayant pressé Pélopidas de marquer quelle faveur il désirait, celuici demanda que Messène fut libre et affranchie du joug de Lacédémone; que les Athéniens qui s'étaient mis en mer pour infester les côtes de la Béotie fissent rentrer leur flotte, ou qu'on leur déclarât la guerre , ainsi qu'aux villes qui refuseraient d'entrer dans la confédération.
4RTAXERXBS MWBMOlf BWVOIE PBARKABAZK ET IPHICRATE POUR REDUIRE l' EGYPTE. L'EX- PEDITION ÉCHOUE.
« Après avoir laissé quelques années de repos à ses peuples, Artaxerxès forma le dessein de réduire l'Egypte, qui, depuis trente-six ans, avait secoué le joug des Perses (an du monde, 3627; avant J. C, 377). Achoris, roi d'Egypte, se disposa à opposer une sérieuse résistance aux troupes d'Artaxerxès : il leva une armée considérable, et prit à sa solde un grand nombre de Grecs mercenaires, dont il donna le commandement à l'Athénien Chabrias.
« Pharnabaze, à qui Artaxerxès avait confié l'expédition, envoya à Athènes une plainte contre Chabrias, qui s'é-
tait engagé à servir les ennemis des Perses; et il menaçait la république do toute la colère du roi, si le général athénien n'était pas rappelé immédiatement. Il demandait aussi qu'lphicrate, le plus grand homme de guerre de son temps, fût chargé du commandement des troupes grecques qu' Artaxerxès avait à sa solde. Les Athéniens se conformèrent sans hésiter à tout -ce que demandait Pharnabaze; ils étaient trop intéressés à ménager le roi de Perse, pour agir autrement. Ils rappelèrent Chabrias, et envoyèrent Iptiicrate à Pharnabaze.
« Pour tirer plus de troupes de la Grèce, Artaxerxès envoya dans ce pays des ambassadeurs, qui déclarèrent aux Grecs qu'ils devaient vivre en paix entre eux, conformément au traité d'Antalcidas; qu'ils auraient à retirer les garnisons qui occupaient les villes et les forteresses, et a laisser toutes les villes libres et soumises seulement à leurs propres lois. Toute la Grèce, à l'exception de Thèbes, reçut avec plaisir cette déclaration.
« Les Perses firent leurs préparatifs avec tant de lenteur que deux années s'écoulèrent avant que l'armée pût entrer en campagne. Enfin, toutes les mesures étant prises, Pharnabaze établit un camp à Acé , où était indiqué le rendez-vous général de toutes les forces de terre et de mer qu'Artaxerxès envoyait contre l'Egypte (*). L'arniée était forte de deux cent vingt mille hommes, dont vinrçt mille Grecs sous les ordres d'iphicrate. La flotte se composait de trois # cents trirèmes , de deux cents navires à trente rames , et d'un nombre beaucoup plus considérable de vaisseaux de charge (**). »
Dès le commencement de. Tété, Pharnabaze se dirigea vers l'Egypte, avec l'armée de terre et la flotte. Ar-
(*) Ce oui précède depuis le commencement du chapitre est emprunté à Prideaux, Histoire des Juifs et des peuples voisins, t. III , p. 6a et suiv. de l'édition que j'ai • déjà citée.
(*•) Diodore, liv. xv, chap. 4«.
runims.
nsé aux bouches d« {fi, ec i trouva le pays en état de <t car la lenteur des préparatifs des Perses avait laissé aux Égyptiens le temps de prendre toutes .les mesures nécessaires pour résister à l'invasion.
Les généraux perses, comme nous Rapprend Diodore(*)* tétaient pas libres de leurs actions; il leur fallait cendre compte au roi de tout ce ouï se passait dans l'armée, et attendri les ordres de la cour avant de prendre une résolution quelconque. Aussi, Iphicrate, ayant remarqué que Pbarnabaze pariait avec une grande facilité, et mr'il était lent dans ses opérations,lui dit-il un Jour /ou'il s'étonnait de trouver à la (ois, dans le même homme, tant de facilité et de fécondité dans le discours, et tant de lenteur dans l'action. « Cpitc différence, lui répondit Pfiarnabaze, vient de ce que mes paroles ne dépendent que de moi, tandis que mes œuvres dépendent du roi. »
Achoris était mort depuis longtemps, et Nectanébis, qui était roi d'Egypte lorsque les Perses arrivèrent dans ce pays, n'ignorait pas qu'A/taxerxès envoyait contre lui des forces très-considérables; mais il se confiait dans les remparts naturels oui défendaient ses États. En effet, l'Egypte, comme le remarque Diodore (* *), était d'un accès fort difûcUe: les sept bouches du SU (***), qui formaient sept entrées dJÀSérentes, présentaient en même temps sept forteresses qui reniaient impossibles toute surprise et toute irruption. La bouche Petusiaque était la mieux détendue, parce que les Égyptiens pensaient que les Perses arriveraient de ce c&e-là. Nectanébis avait fait creuser de grands fossés sur Je rivage et inonder tes coûtes, pendant qu'il ordonnait de fermer par des murs tous les endroits de 4a cote qui auraient pu donner passage aux vais-
(*) livre xy, ctep. *i.
{**) JLivce xv, ehap. 4a.
(*'*} On sail que le Nil n'a plus aujourd'hui que deux bouches , celle de ©aniietle et celle de Rosette.
sks3 VsvBUf. i£n sjnsisjtf, M c rendu l'eiuxéede FËgratfe également difficile à une flotte et a une année iê terre.
Pnamabaze voyant la bouche Pélnsiaque ainsi défendue, .et gardée par de nombreuses troupes, renonça absolu* ment à l'espérance d'entrer par là en Egypte, et tenta une antre voie. Ainsi, prenant le large avec sa flotte, H entreprit d'aborder à la bouche appelée Mendésiaqve. Pharoabaze et fyhtcratr, accompagnés de vaisseaux qui portaient trois mille hommes de trompes, abordèrent en effet au pied d'un fort bâti sur cette embouchure. Les Égyptiens étant arrivés en jsombre à peu près égal, il se donna un combat tresvif, pendant lequel beaucoup d'autre* vaisseaux de la flotte eurent Je temps d'arriver; en sorte que -les Egyptiens, environnés de toutes parts, essuyèrent une défaite. Il y en eut un grand nombre de tués, et plusieurs tombèrent au pouvoir des Perses; Je reste se réfugia dans Mendes. Les soldats d'Iphh exate entrèrent avec eux, et se rendirent maîtres du fort, le rasèrent, et mirent aux fers la garnison et les habitants. Iphicrate, qui savait par ses prisonniers que Memphis n'était pas
§ardée, jugea qu'il fallait aUer sans élai à cette capitale, avant que toutes les forces du royaume fussent réunies pour la défendre, pharnabaze, au contraire, voulait attendre Je reste de la flotte pour rendre plus sûre une entreprise de cette importance. Mais Iphicrate ne demandait que les troupes sous son commandement, et il s'engageait à se rendre maître de Mempnis avec leur secours. Cette hardiesse ût soupçonner sa fidélité, et pharoabaze crut qu'il songeait à s'emparer dec^tte ville pour son propre compte. La proposition d'Ipbicrate ayant 4onc été rejetée, celui-ci prit le eiej à témoin que ce ne serait' pas sa faute si 1 expédition .échouait. <]e différend jeta la division entre les deux généraux, et leur ût perdre le fruit du succès qu'ils avaient obteou. hts £f®tâffl* ?^ant eu le temps de pourvoir $ la défense de Memphis, murent cette WMe à Fa-
PEftSE.
bri d'une attaqge su&te. (U 4e jras- «emblèrent aussi autour 4e Rendes, ou'on avaijt détruire, et ils allaient rrequenaaifiat attaquer (es Perses & les Grecs. Enfin* uWenant^e jour en Jour p^us forts, ils faisaient éprouver 4e grandes pertes à l'armée 4e Pbarnapaze., £t acquéraient euxmêmes de l'expérience <et du courage.
L'attaque de ce point occupa l'armée .des Perses jusqu à la saison de l'inondation, pendant laquelle l'Egypte est réellement iinnraticabte. Ce tut alors que Jes .Perses, $ oui tout devenait contraire, prirent le parti de la retraite ,et fie)où nièrent en Asie. Ipbixarate, qui ri4outait le snrt 4e Couon, 6'émbarqua pendant la nuit et retourna à Athènes^ où Phariiaba^e envoya des ambassadeur?, pour l'accuser d'avoir /ait manquer, par sa faute, ]a con^uêi^ 4e l'Egypte. Les Atliénieos r^onoÛrentque s'ils tronvaieut Ipbicrate coupable, ils \p nunirâient. Mais son Uh nocence fut bientôt reconnue. Ainsi se termina cette ,exuéàition, oui avait conté à la Perse 4es sommes énormes.
EJtVQl.TE Jff. FLtT&U.U** r&OVlJTCJSS DfÊ. T<'jEJC-
Vers la lin de l'expédition 4' A^ta- ,\erxès contre l'Egypte, les peuples 4e l'Asje, voisins de la mer, entreprirent de se soustraire à Ja domination dep Perses ; quelquqs-uns des satrapes ,et 4es gouverneurs de ,ces provinces se révoltèrent (*). Vers la même ipaque, Tacbos, roi d'JËgypte, arma contre tes Perses un gran4 nombre de vaisseaux et .de troupes , de terre. Il attira à so#
?arti plui^eurs villes grecques, et ;enrje autres, Lacçdeniooe. Les 4iÀpositions hostiles .et bien connues o\es Grecs à l'égard d'Artaxerxès jenai-
tèrent x# prince à faire ^e$ Dcéparatu? e défende, fl fallait armer à fa jfois contre Je roi d'Êjjypte, contre les villes grecques de l'Asie, contre les Laçêdémomens ,et contre les satrapes des provinces m.arfti'm.e$. Lies p)[ys redout.a- JWes parmi ces satrapes étaient : Àrio-
(*) Diodore df Sicile,, liv. xv, cliap. .90. devoir,
bar«M#, qui flowewajtt la ffamfite; Mous oie, dynaste de la .Carie .et outre d'un grand nombre de villes considérables et de forteresses, dont la principal* était fialkarnasse, défendue par une citadflUe qui eu faisait Ja capitale et le centre de ja£arie ; et enfin Orontas et An^opiwaiate : le premier, satrape 4e la Mysie, «t le recoud, de la Lydie. Les provinces qui 6e joignirent à ces rebelles furent la Lycie, Ja Pisidie, la PaajpUyMe, la Ciucie, b Syrie, la Pbénicie ; en no mot, presque toutes Jes contrées niarj^mes. Une réyolte si étendue faisait per.4™ à Ar« taxerxès la moitié de ses revenus, et ce qui restait oesuffcait pas pour Jes frais de la guerre qu'il avait a soutenir. Les rebelles choisirent .Qrontas pour leur généralisai m.e. Gc^ui -ci. ayant accepté ce #tre, ett touché l'argent naçessajre oour payer d'avance une année entière ,de solde à vingt mille hommes, trahit aussijtot ses confédérés. 5e flattant que le roi le comblerait de présents, et le ferait sa trapennique de toutes les cotes de l'Asie s'il lui livrait des révoltes , jl ût saisir tous ceux qui lui apportèrent de l'argent, et les envoya pnsonniersà Àrtaxerxès. 1} livra de jnâme toutes Jes villes qui s'étaient données à lui, et les trounes étrangères qu'y avait déjà enrôlées.
Les rebelles furent également trahis dans la Cappadoce paf Mjturobarzane; mais .cette défection, connue nous payons vu dans Ja vie de Dataïue , ne tourna pas cojoijtae eux. fUiéomithrèç, envoyé parfesivev.oltés^ers Je roi d'Egypte, *va,it /obtenu cinquante yais- 3eaux .et cinq .cents talents oVgqnt.
A snn retour, iJ s'arj^a A M&is, ville 4e l'Asie Mineuqe, ou il convoqua plnsieurs mtfs , sous pré* itexte 4e leur iyen4r,e iQqinpte de la négociation iont il avait été chargé.
Lorsque 4e$ vi»t réunis, $ les ^t prenctre et les envoya à Artaxerxès, dans \es bonnes grâces duquel .il centra par cette trahison. Ces autres révotfes, abandonnés par les hommes les plus nuissànts de leur parti, sévirent contraints de rentrer dans (e
L'UNIVEKS.
TEOUBLBS A LA. COUR DE FKRSA. OOWSPIRA- TlOIf ET SUPPLICE DE DARIUS. MORT D'AR-
Artaxerxès étant devenu vieux, la division se mit entre ses fils pour la succession à l'empire, et la rivalité des princes était partagée par les amis et les courtisans du roi (*). Plusieurs soutenaient que le trône devait appartenir à Darius , fils aîné d'Artaxerxès ; mais le plus jeune prince, nommé Ochus^ naturellement vif et emporté, avait dans le palais un parti nombreux. Il comptai td ailleurs, pour gagner son père , sur le crédit d'Atosse , à qui il faisait assidûment sa cour, et a laquelle il promettait de l'épouser après la mort d'Artaxerxès. Le roi, pour enlever à Ochus toutes ses espérances et empêcher qu'en imitant Cyrus il n'exposât l'empire à quelque révolution , déclara roi Darius, et lui permit de porter la tiare droite.
C'était l'usage en Perse que le prince désigné pour héritier de la couronne demandât une grâce au roi régnant, et celui-ci nepouvait rien lui refuser. Darius pria Artaxerxès de lui donner la courtisane Aspasie, que Cyrus avait tendrement aimée. La demande que Darius fit de cette femme affligea beaucoup Artaxerxès, et, ne voulant pas la céder, quoiqu'il eût encore dans son gynécée trois cent soixante concubines, il la fit prétresse de Diane, pour la condamner a vivre dans la chasteté le reste de ses jours (**). Darius, très -animé contre Artaxerxès, laissa percer «on ressentiment, et Tiribaze chercha à irriter ce prince encore davantage. Tiribaze avait personnellement à se plaindre d'Artaxerxès, qui lui avait promis en mariage sa fille Amestris,et avait manqué à sa parole en l'épousant lui-même; il s'était encore engagé à lui donner Atosse, la plus jeune de ses filles ; mais
(*) Plularque,Vie d'Artaxerxès, ch. a6.
(•*) Le temple de Diane dans lequel Assure fut reléguée, devait être situé dans l'Asie Mineure ; car on sait bien que les Perses proprement dits ne rendaient pas de culte à la déesse de la chasse.
H le trompa une seconde fois, et, ayant coihju une passion pour cette princesse, il l'épousa. Nous avons déjà vu chez les Perses des exemples de ces unions monstrueuses.
Dans les rapports fréquents qu'il avait avec DanuS, Tiribaze cherchait à allumer de plus en plus la colère de ce prince contre Artaxerxès. Il lui répétait sans cesse qu'il ne servait de rien de porter la tiare droite, quand on ne cherchait pas aussi à relever son pouvoir. Darius, qui d'ailleurs redoutait beaucoup le caractère entreprenant d'Ochus , s'abandonna entièrement à Tiribaze. Celui-ci avait déjà gagné un grand nombre de personnes qui devaient mettre à mort le vieux roi, lorsqu'un eunuque découvrit la conspiration. Les conjurés avaient résolu d'entrer pendant la nuit dans l'appartement d'Artaxerxès, et d'égorçer ce prince dans son lit. Artaxerxès ne pouvait, sans imprudence, mépriser une pareille dénonciation; mats, dit Plutarque (*), il aurait cru agir plus imprudemment encore en y ajoutant foi sans aucune preuve. 11 prit donc le parti d'ordonner à l'eunuque de ne pas perdre de vue les conjurés , et de s'attacher à leurs pas. Il fit percer ensuite le mur de sa chambre, derrière le lit, et y mit une porte recouverte par une tapisserie. A l'heure indiquée, il attendit les conjurés sur son lit , et ne se leva qu'après avoir eu le temps de les bien reconnaître tous. Dès qu'il les vit tirer leurs poignards et s'approcher du lit , il leva promptement la tapisserie et se jeta dans la chambre voisine, dont il ferma la porte en appelant à grands cris. Les conjurés, qui virent leur coup manque, sans pouvoir douter que le roi ne les eût aperçus, s'enfuirent par des chemins différents. Tiribaze ayant été environné par les gardes du roi, se défendit avec courage, et en tua plusieurs de sa main; enfin, après avoir résisté longtemps, une javeline lancée de loin 1'atteiçnit et le renversa par terre.
Darius, arrêté avec ses enfants, fut
(*) Vie d'Artaxerxès , chap. 29.
PERSE
renvoyé devant les juges royaux qui instruisirent son procès. Artaxerxès n'assista pas lui-même au jugement , mais il nomma des accusateurs à son fil s,et ordonna d'écrire les avis desjuges, et de les lui apporter. Ces avis furent unanimes, et Darius ayant été condamné à mort, les huissiers se saisirent de lui et le menèrent dans une chambre voisine. L'exécuteur, appelé, arriva avec le rasoir dont il se servait pour couper la gorçe aux criminels ; mais à la vue de • Darius , saisi d'horreur, il recula vers la porte, comme s'il n'avait eu , dit Plutarque (*), ni l'audace ni la force de porter la main sur la personne de son roi. Les juges, qui étaient en dehors de la chamore, lui ayant ordonné, sous peine de mort, d'exécuter la sentence, il retourna sur ses pas, saisit Darius par les cheveux et lui coupa le cou avec son rasoir.
Suivant un autre récit conservé par Plutarque , le roi assista au procès de Darius, et celui-ci , convaincu par des preuves évidentes, se jeta le visage contre terre et adressa au roi les prières les plus vives. Alors celui-ci, transporté de colère , tira son cimeterre et ne cessa de frapper Darius que lors* qu'il le vit mort. Puis il retourna à son palais, adora le Soleil, et dit à ses courtisans : Retournez dans vos maisons , 6 Perses , et annoncez partout que le grand Oromaze a puni ceux oui avaient formé contre moi le complot le plus criminel et le plus impie.
Ochus , soutenu par le crédit d'Àtosse, conçut alors les plus grandes espérances. Cependant il craignait encore Ariaspe, autre fils légitime qui restait au roi Artaxerxès, et entre ses frères bâtards il redoutait Arsame. Les Perses désiraient Ariaspe pour roi, moins parce qu'il était l'aîné d'Ocnus , qu'à cause de son caractère doux, simple et humain. Arsame passait pour avoir un grand sens, et Ochus n'ignorait pas qu'il était tendrement aimé de son père. Il tendit donc des pièces à l'un et à l'autre; et comme, il était aussi sanguinaire qu'artificieux ,
(*) Vie d' Artaxerxès , chsp. ag.
il employa la cruauté contre Arsame et la ruse contre' Ariaspe. Il envoyait continuellement à celui-ci des eunuques pour lui rapporter des menaces terribles du roi , qui, disaient-ils, avait résolu de lui faire souffrir une mort ignominieuse et cruelle. Ces rapports frappèrent Ariaspe d'une telle frayeur qu'il s'empoisonna. Ce genre de mort affligea vivement le roi , qui en soupçonna la cause; mais son extrême vieillesse ne lui permettant pas d'ordonner et de suivre une enquête , il s'attacha encore plus à Arsame , et ne dissimula pas l'extrême confiance qu'il avait en lui. Ochus donc ne crut pas devoir différer plus longtemps l'exécution de son projet; il corrompit Uarpate, fils de Tiribaze, et se servit de sa main pour faire périr ce jeune prince.
Dans l'extrême vieillesse ou était 'Artaxerxès, la peine la plus légère pouvait le conduire au tombeau. Il ne soutint pas longtemps le chagrin que lui causa la mort d' Arsame, et mourut à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans, après un règne de quarante-trois (an du monde, 3643 ; avant J. C, 301). Il laissa la réputation d'un prince doux et ami de ses peuples; mais rien ne contribua tant a le faire regretter que la comparaison qu'on ût de lui avec son fils Ochus, qui , par sa cruauté et son naturel sanguinaire, surpassa les hommes les plus féroces.
OCHUS MONTE SUR f.K TEONE. SES CRUAUTES. REVOLTE d'aRTARAZE.
Ochus était bien persuadé (ju'en succédant à Artaxerxès, son père, il ne trouverait pas des dispositions favorables pour lui ni dans la noblesse ni dans le peuple, dont il s'était attiré la haine par le meurtre de ses deux frères. Pour empêcher que cette haine ne i'éloignâtdu trône, il gagna les eunuques et d'autres personnes attachées au palais et leur ordonna de cacher au public la mort du roi. Il commença à prendre le maniement des affaires, donnant des ordres, scellant des édita au jiom d'Artaxerxès , comme si ce prince eût toujours été en vie; et dans
L'UNIYERS.
un de ces étfits if se fît proclamer roî dans tout l'empire, toujours par ordfé d'ÀrtaxerxèS (*).
Après avoîr gouverné arhsi p*ès de dix mois (an au inonde, 3644; avant J. C, 360), se croyant assez bien établi, î! déctara erifen la mort de sont père, et monta sur té trône en prenant le nom d'Jrtaxèrxès. Les historien^ rappellent néanmoins plus communément Ocftus.
Ce prince fût le pins cruel et le plus méchant de sa race. Ses actions le firent bientôt connaître. En fort peu de temps , il souilla de meurtres te palais et tout l'empire. Potfr ôter aux provinces révoltées le prétexte de mettre sur le trôné quelqite autre membre de la famille royale , et se débarrasser tout d'an coup des inquiétudes que les princes où princesses dû sangpourraient lui causer, il les fît toui mettre à mort, Sans atict/n égard pour le sexe, l'âge ou les liens de parenté. Il fit enterrer vive sa propre soeur Ocha .
dont il avait épousé la fille; et ayant renfermé un de ses oncles avec cent de ses fils et de ses petits-fils dans une cour , il les fit tuer à coups de flèches. Cet oncle est apparemment le père de Sisvgambîs , mère de Darius Codoman; caf Quihte-Curcc notïS apprend (**} qu'Ochus avait fait massacrer quatre- vingt s de ses frères avec leur père, en un même jour.
Il traita avec une égale barbarie toutes les personnes qui Tuf donnaient quelque ombrage, sévissant surtout avec fureur contre ceux des nobles qu'il Supposait mécontents.
Toutes ces cruautés fre' prévinrent point entièrement les troubles. Artaf- Iraze, gouverneur d'une province, s'éfarit révolté (an du monde, 3348; avant J. C, 356), engagea dans son parti Charès, Athénien, qui commandait une flotte et un corps de troupes grecques, et avec Soti assistance il tféfît tirre' armée dtf roi de soixante et d\i mille hommes. Pour reconnaître un si grand
(*) ft-ideaux , Histoire êtes Juifs et des Peuples voisins, t. îtt, p. 9g et go.
(**) livré vin , cïfop. 5, § a 3.
$ervice, Aitàoaze payar * ChérèS tous' les frafede l'expérfrlion. Ochus ressefttit vivement cette conduite des Athéniens à soft égard; et comme ceux-ci étaient alors en guerre avec léS vfHes de Chios , de Rhodes , dé Co$ et de Byzance, qui avaient foVmé une hgoe contre eux, il les menaça de mettre en mer une flotte de trois cents voiles, qui agirait conjointement avec celte de ces villes. Aussitôt les Athéniens, effrayés, rappelèrent Charès.
Artabaze, abandonné par Tes Athéniens (an du monde, 365f ; àtarit J. C. 353), eut recours aUx Theëaîns, dont fî obtint cinq mille hommes, qu'fl prit à sa solde. Ce renfort le mît en etxt de remporter encore deux grandes victoires sur les troupes du roi. Ces deux actions firent beaucoup d'honneur aux troupes thébaines et à Pkmmène, quf les commandait (*).
ïkORT DE ■AUSOT.t, «01 fife CAltlV. DÔt7t.ÉV«
d'ârt£mi$e.
À peu pTès vers fe même temps (an du
Eonrfej 3650; avant J. C, 354) arriva mort dé MauSole, dynaste de Carie, Si fameux par là douleur que sa perte causa à la reine Artérhise, qui était à là fois sa femme et sa soeur. Cette princesse , ayant recueilli les cépdrès de Mausole , en mettait totrs les jours dans sa boisson , voulant farrè de son propTe corps le sépulcre dé son êfamx.
Elle ne survécut que deux ans k Mau- Sole: niais avant de motfrtr elfe voulut éterniser la mémoire de ce prince.
fàr le fameux monument otfeflè lui rigea dans la tille d'Halieartfasse , et qui passait pouf une des sept mer- ▼eiftes du monde. Dé ce monument est venu le nom de mausolée.
Artémise eut pour s&ccefesedr son propre frère Hidriéc,qui épousa Stfsréor Ada, comme Mausole avaît épotteé Artémise. Dans la Carié, les rois épousaient ainsi leurs sœots, et les téUvèâ succédaient à leurs màffe, a% préjugée dès frères «t même des enfants dtf ttfl déeédé.
(*) Diodore , litre xvi , éhijrf. 5#.'
VERSE
rfrotTS Dit nékictiMS n ns cyfriotis.
PRIS* DR S1DOW PAR OCHtJS.
Les Sidoniens et les autres Phéniciens, se trouvant opprimés par les satrapes qtfe le roi de Perse envoyait pour les gouverner, se révoltèrent, et firent une alliance avec Nectanébus, roi d'Egypte (*). Il y avait longtemps qot ce prince était en guerre avec le roi de Perse , qui se disposait alors à envahir l'Egypte. Nectanébus envoya au secours des Phéniciens Mentor, Rhodien , avec quatre mille hommes de troupes grecques. Il voulait par là se faire une barrière de la Phénicie, et y arrêter les Perses. Les Phéniciens, avec ce renfort , se mirent en campagne, battirent les gouverneurs de la Syrie et de la Cilicie, envoyés pour les réduire, et chassèrent tout à fait les Perses de la Phénicie.
Les Cypriotes , qui avaient également à se plaindre de leurs gouverneurs , voyant l'heureux succès qu'avait eu la révolte des Phéniciens, formèrent , à leur exempte , une alliance avec l'Egypte. Ochus envoya ordre à Hidriée , roi de Carie , de leur faire la guerre. Celui-ci équipa aussitôt une flotte, et l'envoya avec huit mille G recs^ I commandés par Phocion l'Athénien et par Évagoras. Ces généraux firent une descente dans l'île, et leur armée, ayant reçu des renforts de la Syrie et de la Cilicie , ils assiégèrent Salamine par mer et par terre. L'île de Cypre avait alors neuf vilies assez considérables pour avoir chacune un roi ; mais tous ces rois étaient sujets de la Perse. Dans eette occasion, ils s'étaient réunis pour secouer le joug et se rendre indépendants.
Ochus, ayant remarqué que les guerres d'Egypte étaient toujours malheureuses par ia faute àts généraux, résolut de se mettre lui-même à la tête de l'expédition. Il se rendit sur les frontières de la Phénicie, où il trouva une armée de trois cent mille hommes d'infanterie et de trente mille de cavalerie. Mentor était à Sidon avec les trou-
(*) Btodore, ttv. xvx, ch. 4'*
pe9 grecques. EfffrsyJ à rapproche d'une si grande armée, il envoya irai* ter secrètement avec Ochus, et lui offrit de hrî livrer Sidon et de le servir enfeore en Egypte, pays qu'il connaissait parfaitement, et où ri pouvait lui être très-utHe. Ochus ayant accepté les conditions que roi faisait Mentor, celui-ci, de concert avec Ternie, roi de Sidon, livra la place aux Perses.
Les Sidoniens avaient mis le feu à leurs vaisseaux dès qu'ils avaient vu approcher les troupes du roi, afin de se mettre tous dans la nécessité de combattre jusqu'à la dernière extrémité. Quand ils se virent trahis, ils se renfermèrent dans leurs maisons, et y mirent le feu. Plus de quarante mille personnes périrent dans cet incendie.
Ochus, se voyant maître de Sidon, et n'ayant plus besoin de Tenne , le fit mettre à mort. « Récompense bien juste, ditPrldeaux, pour une trahison qui entraîna la destruction de sa patrie \ Puissent tous ceux qui f imitent dans son crime lui ressembler dans le fruit qu'il en retira (*) ! *
Il y avait à Sidon, quand les Perses y entrèrent, des richesses immenses. Le feu ayant fait fondre l'or et l'argent, Ochus vendit M cendres, dont fl tira des sommes fort considérables.
La terrible destruction de cette ville jeta une si grande épouvante dans tout le reste de la Phénicie, que cette province fit sa soumission. Les neuf rpia de l'île de Cypre se soumirent aussi et furent conservés dans leurs gouvernements. Ochus se montra peu exigeant dans ses prétentions, parce quil ne foulait pas perdre un temps dont il avait besoin pour exécuter ses projets Contre l'Egypte.
XXPKDITrO* D'OCBUS OOffTRt L'ÎOtPIt.