PUBLICS
Les princes , les nobles , les minis-
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très et les grands officiers ont tous une petite cour dont les usages sont calqués sur celle du roi , et leurs enfants reçoivent la même éducation que les fils du souverain. Les chefs des tribus forment une noblesse héréditaire. Le roi peut, par son influence, changer à leur égard Tordre de succession, mettre un oncle à la place du neveu, ou un cadet à la place de son aîné. Ces chefs portent tous le titre de khan, que Ton donne aussi aux fils aînés des grands seigneurs, dès que leur naissance est annoncée à la cour. Les fils cadets et les neveux d'un chef ne le reçoivent qu'après avoir été enrôlés dans la garde du roi ; ou lorsqu'ils ont rendu quelque service à l'État. On a toujours égard à la condition de la mère lorsqu'il s'agit de choisir un chef. Toute tentative faite pour abolir cette coutume blesserait la famille des femmes légitimes, et choquerait tous les membres de la tribu. En 1810, sir John Malcolm, allant rendre visite à un chef de la tribu d' Afschar, vit entrer deux de ses fils richement vêtus, et dont l'aîné avait huit à neuf ans. Lorsque ces enfants furent assis , un beau garçon d'environ treize ans, et simplement vêtu, alla s'asseoir à quelque distance, et au-dessous des autres enfants. Sir John Malcolm demanda au khan qui il était. C'est mon fils, répondit-il, et un beau garçon-, mais sa mère n'était que la fille (run joaillier, et je ne l'avais pas épousée régulièrement; les autres sont fils d'une mère noble , et , par conséquent , mes héritiers. Les grands seigneurs appartenant aux tribus conservent toujours beaucoup de rudesse et de hauteur; ce qui tient en partie à leur manière de vivre. Ils consacrent presque tout leur temps <à différents exercices et surtout à la chasse.
Les ministres et les secrétaires d'État portent en général le titre de Mirza, mot composé de mit ou émir, seigneur, prince, et de za, abréviation du persan, zadeh, qui signifie ,/ife de. Il faut remarquer que lorsque le titre de Mirza se trouve après le nom pro-
pre, tl désigné toujours un prince du sang. Mais lorscpril précède le nom
Eropre , il n'indique pas du tout une aute naissance, et on peut le traduire par un homme appartenant à la classe civile. Toutes les personnes qui le portent sont supposées avoir reçu de l'instruction, et doivent savoir lire, écrire» calculer et tenir une correspondance. Cette dernière qualité passe pour indispensable. Les mirzas appartiennent en général à la population des villes; il en est cependant quelques-uns qui sont nés dans les tribus. Chaque officier dans l'armée, chaque magistrat dans son village , a un mirza. On peut dire de ces nommes qu'ils remplissent tout à la fois les emplois les moins importants et les plus élevés du gouvernement. On les distingue ordinairement par le kalamdan qu'ils portent à la ceinture. Ce kalamdan est une sorte de petit étui qui renferme de l'encre et des roseaux taillés pour écrire. Les mirzas ont des mœurs douces et polies , et , quelque riches qu'ils soient , ils affectent toujours une grande simplicité dans leurs vêtements comme dans tout le reste.
Les militaires les regardent avec un certain mépris. Il arrive quelquefois cependant que le monarque les élève à la dignité de khan. Mais la noblesse acquise de cette manière ne donne que peu de considération , et le moindre petit chef d'une fraction de tribu se regarde comme supérieur au mirza le plus considéré.
La profession de poète est quelquefois lucrative, beaucoup moins cependant que celle d'astrologue. On peut même dire que la majorité des poètes est pauvre; et, vu leur nombre, il est impossible que cela soit autrement.
Toute personne qui a reçu un peu d'é • ducation peut, si elle préfère une vie oisive à une carrière active , prendre le nom de poète ; car c'est ainsi que s'intitulent les plus misérables versificateurs. Les poètes en vogue chantent le roi et les principaux guerriers (lu pays ; d'autres, moins heureux, se contentent de célébrer les louanges de ceux qui leur donnent quelque cbose
L'UNIVERS
ou qui veulent bien leur permettre seulement de prendre part a leur repas. Ils récitent aussi quelquefois les ▼ers des poètes tes plus estimés. La facilité avec laquelle tout Persan peut acquérir un certain degré d'instruction dans les collèges des grandes villes, produit un essaim d'étudiants qui consument inutilement leur vie dams la paresse et la pauvreté. La ville d'Ispahan surtout est pleine de ces mendiants littéraires. Les collèges de cette ville et ceux de Schiraz produisent presque tous les poètes errants qui inondent la Perse.
L'imprimerie est peu cultivée en Perse. Nous avons vu un Bostan et un Gulistan de Saadi publiés à Tauris; et YMiatic journal annonçait , il y a Quelques années, l'établissement d'une imprimerie lithographique à Schiraz.
On a aussi imprimé quelques ouvrages à Ispahan. Au commencement du règne de Mohamraed-Schah , souverain actuel , on publiait à Tehran, comme nous l'apprend M. Rasimirski, un journal lithographie; mais le premier ministre ne voulant pas que le peuple s'occupât de questions politiques, le fit supprimer.
Le talent des calligraphes est fort estimé en Perse. Tous les marchands savent lire et écrire; quelaues-uns même sont très- instruits.
Is font ordinairement leur correspondance en chiffres. La raison de cette coutume est facile à concevoir :
dans un pays où il n'y a point de poste régulière , on est obligé de se confier souvent à des gens qu'une petite somme d'argent déterminerait à livrer les lettres dont ils sont porteurs. U importe d'ailleurs beaucoup aux marchands d'être au courant des événements politiques, dont ils n'oseraient pas parler ouvertement. L'authenticité des lettres, ainsi que celle des effets de commerce, n'est garantie que par le sceau qui porte toujours le nom, et, s'il y a lieu, le titre de la personne à laquelle il appartient, ainsi que la date du moment où il a été gravé. La profession de graveur de sceaux est un état de confiance, mais
souvent dangereux pour celui qui l'exercé. Il doit inscrire sur un registre chaque cachet qu'il grave ; et si la personne à laquelle il a vendu un sceau vient à le perdre, le graveur ne peut, sous peine de mort, en faire un semblable. U doit marquer exactement la date du jour où il en fait un autre, et le propriétaire du nouveau sceau, s'il continue son commerce, doit constater le fait par les témoignages les plus respectables, et en instruire ses correspondants, en déclarant nuls tous comptes et actes qui auraient été scellés de son premier sceau postérieurement au jour où il a été perdu.
Les classes inférieures des habitants des villes ont à peu près les mêmes mœurs dans toute là Perse. On trouve dans les villes des écoles où les plus pauvres ouvriers même peuvent envoyer leurs enfants. On y enseigne les éléments du persan et de l'arabe et à écrire nettement. Là se borne pour l'ordinaire l'éducation qu'on reçoit dans ces écoles sur lesquelles Chardin donne des détails encore exacts aujourd'hui.
Les Persans aiment la société; ils ont en général une table bien servie.
Le bas prix des denrées et la grande abondance des fruits et des légumes permettent aux habitants les moins aisés de se procurer une nourriture saine et abondante. II leur est défendu, comme à tous les mahométans, de manger du porc. Ils se privent de plusieurs autres viandes, et entre autres de celle du lièvre. Ils ne devraient pas boire de vin s'ils se conformaient à leur religion ; mais un grand nombre de personnes parmi eux enfreignent cette règle; et comme ils disent qu'il y a autant de péché dans un verre de vin que dans une bouteille, quand ils se laissent aller à boire, ils le font toujours jusqu'à s'enivrer. Ils sont tellement persuadés que le seul avantage que présente le vin est d'avoir une qualité enivrante, qu'on a beaucoup de peine à leur persuader que tous les chrétiens ne sont pas des ivrognes. Votre religion, disent-ils aux chrétiens , permet de s'en*
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forer; par conséquent il ne peut y avoir pour vous m honte ni péché à le faire. Malcolm rapporte qu'un officier de la marine royale d'Angleterre, se trouvant à Bouscnir, voulut visiter la ville. Il montait un cheval extrêmement vif, et, très -mauvais écuyer, il était sur le point de tomber. Son embarras amusait fort les spectateurs. Le lendemain un Persan lui dit : J'ai sauvé votre réputation. Pas un de ceux qui vous ont tourné en ridicule hier ne croient à présent que vous soyez un mauvais écuyer. — Et comment avez-vous donc fait ? dit l'officier. — Je leur ai dit, répliqua le Persan, que vous montiez très-bien à cheval comme tous les Anglais, ainsi qu'il convient aux hommes appartenant à une nation guerrière, mais que vous étiez ivre, et que c'était pour cette raison que vous ne pouviez pas vous tenir parfaitement en selle.
Après le repas on apporte des pipes et du café. « Ce café, oit M. Narcisse Perrin (*) auquel nous empruntons ces détails , est une espèce de boue qu'on mange, pour ainsi cure, plutôt qu'on ne la boit. La raison en est que les Orientaux, au lieu de le moudre, le pilent aussi fin que du tabac d'Espagne : ils le font cuire de la même manière que nous ; mais au lieu de le laisser reposer pour le prendre, ils secouent au contraire fortement la cafetière, pour en bien mêler le marc; de manière que quand on le verse , il ressemble assez à du chocolat très-épais. On le prend sans sucre dans de petites tasses de Chine sans soucoupes , auxquelles on supplée par d'autres petites tasses en argent, dans lesquelles on met les premières, pour ne pas se brûler.
a II est difficile de se faire une idée de la gravité des Orientaux pendant qu'ils prennent leur café. Tant que dure cette cérémonie, quelquefois dix minutes, bien que les tasses soient fort petites, il règne un silence profond , et l'on n'entend autre chose dans la salle que le bruit des lèvres, qui hument de temps
(*) Voyez l'excellent ouvrage de cet auteur intitulé La Perse, t. V, p. 189 et suir.
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à autre de petites gorgées, savourées arec volupté pendant quelques secondes.
« Il est de la politesse de se régler sur la personne la plus distingée de la société, et de ne jamais finir de vider sa tasse, ni la rendre, avant qu'elle ait remis la sienne.
« Le goût des Persans pour le café va jusqu'à la fureur ; et je ne crois pas qu'il y ait un seul individu dans ce pays qui n'en prenne plusieurs fois par jour, ce qui est d'autant plus facile, qu'il y est à fort bon marché.
« Les personnes aisées qui en voyage ne peuvent en prendre aussi souvent qu'elles le désireraient , en portent de bien pilé et bien bourré dans des espèces de tabatières; on y ajoute un peu de miel fin pour le mieux broyer, ce qui en fait une sorte de confiture qui n'est pas désagréable. Elles le détachent avec de petites cuillères, et le mangent comme du chocolat : plusieurs y ajoutent une dose d'opium ; mais alors on en prend moins que quand il est pur.
« Il est en Perse une passion qui non - seulement excède de beaucoup celle du café, mais qui peut être même considérée comme un besoin :
c'est celle du calioun } espèce de pipe dont tout le monde fait usage. Elle se compose de plusieurs pièces : d'abord de la tête et du corps de la pipe, de la carafe et des tuyaux ; la tête est faite comme une poire dont on aurait coupé la partie inférieure de manière à la rendre plate. Elle est creuse , garnie en dedans de terre calcaire cuite , et percée du haut en bas : on la remplit aux deux tiers avec des morceaux de charbon , puis on l'adapte sur un tube droit qui est fixé sur une carafe , et dont "extrémité inférieure descend
I'usqu'à deux pouces du fond de ladite >outeille; sa gorge a un trou latéral destiné à recevoir un tuyau pour fumer, et fermé hermétiquement par un tampon de bois placé à cet eftet au milieu du tube.
« Voici comme on s'y prend pour charger le calioun : après avoir mis dans la bouteille une certaine quantité
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d'eau, souvent odoriférante, on s'assure s'il y en à trop en aspirant, ce qui produit dans ce cas l'effet de la pompe et fait monter Peau jusqu'à la touche; oa la diminue jusqu'à ce qu'on n'en obtienne plus que de l'air; alors on emplit la tête de tabac , que l'on couvre Je charbons ardents , maintenus par un couvercle mobile fait en forme de cône , nuis on la pose sur le tube droit dont fl est parlé plus haut, et il est prêt à être fumé.
«Les grands seigneurs n'allument jamais leur caitioun eux-mêmes; ils ont continuellement devant eux un
Srand tuyau élastique, avec un bout e cristal que le domestique y adapte, après l'avoir allumé avec un autre de bois, qu'on y attache de nouveau, quand on l'offre à quelque convive, celui de cuir ne servant jamais qu'au maître.
« Le calioun est pour un Persan l'objet d'un grand luxe et d'une grande dépense* Son entretien exige un homme uniquement destiné à le porter, le nettoyer et le charger : cet homme, qu'on nomme piscà-khedmet, suit son maître à cheval; il porte toutes les
Sièees du calioun dans deux espèces e fontes, attachées à l'arçon de sa selle, d'un eôté la carafe et les tuyaux, et de l'autre la tête, les pincettes et le tabac; il est de plus muni d'une grande bouteille de cuir remplie d'eau , pour pouvoir en changer chaque fois, et d'un réchaud dont le feu est entretenu avec de petits morceaux de bois , dont le même homme a fait provision. Ces deux objets sont suspendus par des chaînes en fer que l'on attache derrière la selle, et qui pendent à droite et à gauche, dans tes intervalles des jambes de devant et celles de derrière du cheval.
« Le tabac qu'on fume dans les caliouns n'est pas le même que oeluidont on se sert pour les pipes; le meilleur, celui que les grands emploient de préférence , est celui de Schiraz , et bien uu'il soit très-doux, on le lave cependant encore trois ou quatre fois avant de s'en servir ; et eomme on ne le met jamais que mouillé sur le calioun, ce
n'est souvent qu'avec beaucoup de peine qu'on parvient à le faire brûler.
« Les femmes en Perse le fument aussi beaucoup, et quand elles se font visite , c'est après le café la première chose qu'elles s'empressent d'offrir.
« La manière de le fumer est à peu près semblable à celle que les Turcs emploient poor là pipe, c'est-à-dire qu'us en aspirent la fumée dans les
Soumons; mais comme celle du caoun est infiniment plus douce et plus agréable, on l'y conserve ordinairement jusqu'à ce qu'elle procure une sensation qui tient du spasme, et alors seulement on l'expectore.
« Les Persans mettent dans tout cela beaucoup de gravité , et avec la main ils conduisent la fumée sur leur barbe pour la parfumer.
« Il y a aussi une étiquette sévère à tenir à l'égard du calioun, et de laquelle on ne doit jamais s'écarter quand on connaît les usages : elle consiste à offrir le sien à la personne la plus distinguée, qui vous fait un grand honneur en l'acceptant, et en fumant quelques gorgées ; on ne doit pas aussi demander le sien avant que le maître de la maison ait donné l'ordre de les apporter. Cette personne fume le sien après et vous 1 offre à son tour ; ensuite il passe souvent jusqu'à l'extrémité de la salle, chacun n'y fumant que très-peu. Mais c'est généralement partout une politesse à faire que de l'offrir chaque fois qu'on l'apporte ; on peut refuser, parce que chacun a le sien, et qu'excepté les moments de cérémonie , on fume sans façon et partout où l'on se trouve : il faut cependant bien se donner de garde de jamais l'offrir ou le rendre à qui que ce soit, avant d'en avoir retiré toute la fumée qui reste dans la carafe ; et pour cela, on lève seulement un peu la tête de la pipe en continuant d'aspirer.
« Les personnes qui fument avec tes grands tuyaux élastiques dont j'ai parlé plus haut , ne pouvant atteindre elles-mêmes le calioun , qui reste fort éloigné d'elles , font un signe à leurs pisch-khedmet, qui consiste à lever le doigt index de la main avec laquelle
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ils tiennent le bout de cristal ; le domestique alors soulève la tête du calioun jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de fumée dans la carafe; ensuite sur un clin d'oeil imperceptible de son maître, il le porte à la personne à laquelle il est destiné.
« Les Persans fument le calioun en voyage et à cheval ; ils ont pour cela d'autres tuyaux de cuir élastiques, plus légers que les premiers et longs de quinze a vingt pieds, par le moyen desquels ils peuvent tenir leurs chevaux à une certaine distance les uns des autres. Le pUchrkhedmet porte le calioun allumé dans la main droite « pendant que de la gauche il conduit son cheval, qu'il laisse toujours un peu en arrière de celui de son maître.
« On a dit plus haut que ces ustensiles étaient des objets de luxe : il en est en effet qui , sans être garnis de perles ni de pierres précieuses , n'en sont pas moins du prix de cent à cent cinquante tomans; ils sont d'or massif, enrichis de ciselures et d'émail, genre d'ornement où l'on excelle en Perse, et la bouteille est de cristal de roche, ciselée et dorée d'une manière fort élégante.
« Le calioun dont le roi se sert en cérémonie est tout recouvert de perles, de brillants, de rubis et d'émeraudes; il vaut, dit-on, plus de deux millions de francs. Il y en a de deux sortes , ceux de ville et ceux de campagne; ces derniers diffèrent des aui très en ce que les bouteilles qui contiennent de l'eau, au lieu détre de cristal , sont de cuir ; mais tellement garnies d'or et d'émail, qu'elles coûtent ordinairement plus cher que les autres. »
Les Persans ne portent pas de linge, et les gens des classes pauvres ne quittent guère un vêtement que lorsqu'il est usé. On conçoit qu'avec de pareilles habitudes, l'usage des bains chauds soit une nécessité. Il y a de fort beaux bains dans presque toutes les villes et les villages. Quelques petites pièces de monnaie procurent a tout le monde l'entrée de ces bains.
Les plaisirs sont en général les mê-
mes pour toutes les classes. Dans les fêtes publiques , auxquelles toute la population prend part, on voit des illuminations, des lieux d'artifice, des lutteurs, des joueurs de gobelets, des bouffons, des marionnettes, des musiciens ambulants et des danseurs de corde, I^es gens riches emploient leurs loisirs à monter à cheval, à faire des visites, ^ rester assis dans leurs appartements ou dans des jardins, car ils ne s'y promènent jamais; quelquefois aussi ils écoutent réciter des contes ou des vers, On voyait autrefois en Perse un grand nombre de danseuses qui figuraient dans toutes les fêtes; mais depuis l'avénement de la famille régnante, il leur est défendu de paraître à la cour; et Malcolm nous apprend que l'on n'en voit guère que dans le EJiorasan et dans le Curdistan.