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(7) Code Théodosien, III, v, 3.
(8) Code Justinien, V, xxvii, 1, 5.
(0) Code Théodosien, IX, m, 1.
LA POLIllQl'E RELIGIEUSE DE CONSTANTLX. 291
iiombrables martyrs (1 ), suppriment la marque, « cet outrage à la face humaine image de la beauté divine (*2), » si souvent infligé aux chrétiens.
Les païens n'ignoraient pas que ce progrès de la législation romaine vers la douceur et l'équité avait pour cause l'influence chrétienne (3); aussi Julien, en qui se résumeront, daus leur forme la plus aiguë, toutes les rancunes des partisans de l'ancien culte, traitera-t-il Constantin de « novateur, perturbateur des anciennes lois et des vieilles coutumes (V). » Cependant les innovations dont ils se plaignaient ne se firent pas d'abord sentir dans la constitution religieuse de l'État. A part la liberté promise à tous les cultes, l'égalité assurée en droit et la faveur montrée en fait au culte chrétien , rien ne fut changé dans la situation extérieure de la croyance autrefois dominante. Celle-ci conserva son caractère officiel. Ses rapports avec l'empereur restèrent ce qu'ils étaient autrefois. Constantin ne répudia môme pas le pontificat suprême, qu'avaient géré ses prédécesseurs (5). Il consentit à
(1) Aurelius Victor, De Cxsaribus, 41; saint Augustin, Sermo