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402 LE QUATRIÈME ÉDIT EN OCCIDENT :îOi).
de l'un a péri, sauf la dernière syllabe : les deu.v autres s'appelaient Jules et Montanianus. Étaieut-ce des habitants de la vieille cité latine? éfaient-ce, comme certains indices semblent le faire croire, des Romains de grande famille (1), que l'on peut supposer s'être, à l'exemple de beaucoup d'autres, réfugiés pendant la persécution dans leurs terres du Latiuni 2), où ils furent saisis et martyrisés (3)? Nous n'essaierons pas de reconstituer par conjecture un épisode ignoré, dont quelques lignes retrouvées sur un débris cVépitaphe révèlent seules l'existence : nous en conclurons seulement que les calendriers particuliers des ci lés du Latiuni ne furent pas intégralement insérés dans l'antique martyrologe romain conservé parla compilation liiéronymienne (i), et que des noms de martyrs, même honorés d'un culte public ou mentionnés par les monuments, ne paraissent pas dans les fasies ecclésiastiques. L'expérience nous montrera plus d'une fois encore des exemples de ces lacunes, que les découvertes archéologiques viennent combler.
L'Étrurie, où le christianisme avait, au troisième
(1) La ressemblance des noms peut faire croire à une iiareiilé de Julius (?) Lucretius Asiniaiius avec Jiilia Asinia, descendante de sainte Mustiola de Chiusi, qui était elle-même parente de 1 empereur Claude le Gothique. Voir Routa sotteirancn, t. III, p. 27; BullcUino di archcologia cristiana, 1878, p. 90: cf. les Dernières Persécutions du troisième siècle, p. 249.
(2) Cf. Actd SS., janvier, t. II, p. 275, 276; mai, t. II. p. G17.
(3) Bullettino di arclieologia cristiana, 1878, p. 96.
(4) Jbid., p. 95.
LES MAUTYllS DE L ITALIE ET DE LA SICILE. iO;{
siècle, des adhérents dans raristocratic (1), vit des mar-* tyrs durant la dernière persécution. A Surrena, près de Viterbe. furent exécutés, le 3 novembre, le prêtre Valentin et le diacre Hilaire (2). Un manuscrit de leurs Actes nomme un autre prêtre, Eutychius, qui exerçait dans la contrée le ministère apostolique, et auquel est attribuée la conversion des bourreaux et du juge lui-même (3). On ne dit pas qu'il ait à son tour été mis à mort. Si ce personnage est réel, et n'a pas été introduit dans un récit de basse époque par une confusion avec saint Eutychius de Ferento, martyrisé trente-cinq ans plus tôt sous Claude le Gothique, on sera tenté de le reconnaître dans \ Eutychius confesseur dont le nom se lit sur une dalle tumulaire de Corneto. l'antique Tarquinies (i). Mais, ([ue cette identification soit ou
1^1) Une descendante des Dasumii, ridie famille qui construisit au second siècle les thermes de Tarquinies et i)os>éda des biens à Viterbe (Orelii-IIenzen, 5134, G048, 0051, Gi97, GG'22. 663i), fut enterrée à Rome dans une crypte du cimetière de Calli.ste contemporaine de Dioclétien; de Rossi, Roiiia sotterranen, t. II, p. 185 et suiv.
'2) Acia S.S., mai, t. III, p. 459; cf. Asseinani, De SS. Fereniinis in 'J'uscia Bonifacio et Redcmplo et martyre Eutijcliio, Rome, 1754. p. 169; Tillemont. Mémoires, t. V. art. i sur la perséculion de Dioclétien; de Rossi, JiiiKettino di archeologia crisdano. 1874. ]». 110; le P. Germano di S. Stanislao, Mcmorie nrclieolorjicfie c criticlie soprn (jli Alti c il cimitero di S. Eutizio di Ferenlo, Rome, 188G. p. 278-281 .
(3) Le manuscrit du montCassin, celui de la bibliollièquc Vallicelliana. à Rome, ne contient |ias l'épisode d'Euljchius ; voir le V. Germano, /. c.
4j EVTICIVS
CONFESSOR
DEPOSIÏVS VIII
KAL SEPTEMÎRIS