IX.AT
BuUettino di archeologia crisUana, 1878, p. 93.
Digiti
de run a péri, sauf la dernière syllabe : les deux au très s'appelaient Jules et Hontanianus. Étaient-ce des habitants de la vieille cité latine? étaient-ce, comme certains indices semblent le faire croire, des Romains de grande famille (1), que Ion peut supposer s'être, à l'exemple de beaucoup d'autres, réfugiés pendant la persécution dans leurs terres du Latium (2), où ils furent saisis et martyrisés (3)? Nous n'essaierons pas de reconstituer par conjecture un épisode ignoré, dont quelques lignes retrouvées sur un débris d'épitaphe révèlent seules l'existence : nous en conclurons seulement que les calendriers particuliers des cités du Latium ne furent pas intégralement insérés dans Fantique martyrologe romain conservé par la compilation hiérony mienne (4), et que des noms de martyrs, même honorés d'un culte public ou mentionnés par les monuments, ne paraissent pas dans les fastes ecclésiastiques. L*expérience nous montrera plus d'une fois encore des exemples de ces lacunes, que les découvertes archéologiques viennent combler. L'Étrurie, où le christianisme avait, au troisième siècle, des adhérents dans l'aristocratie (5), vit des
(1) La ressemblance des noms peut faire croire à une parenté de Julius (?) Lucretius Asinianus avec Julia Asinia, descendante de sainte Mustiola de Chiusi, qui était elle-même parente de l'empereur Claude le Gothique. Voir Roma sotterraneaj t. III, p. 27 ; Bullettino di archeologia cristiana^ 1878, p. 90; cf. les Dernières Persécutions du troisième sècle, 3* éd., p. 269.
(2) Cf. Acia SS., janvier, t. II, p. 275, 276; mai, t. II, p. 617.
(3) BulleUino di archeologia cristiana, 1878, p. 96. (4} Ibid., p. 95.
(5) Une descendante des Dasumii, riche famille qui construisit au*
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martyrs durant la dernière persécution. Â Surrena, près de Viterbe, furent exécutés, le 3 novembre, le prêtre Valentin et le diacre Hilaire (1). Un manuscrit de leurs Actes nomme un autre prêtre, Ëutychius, qui exerçait dans la contrée le ministère apostolique, et auquel est attribuée la conversion des bourreaux et du juge lui-même (2). On ne dit pas qu'il ait à son tour été mis à mort. Si ce personnage est réel, et n'a pas été introduit dans un récit de basse époque par une confusion avec saint Eutychius de Ferento, martyrisé trente-cinq ans plus tôt sous Claude le Gothique, on sera tenté de le reconnaître dans VEutj/" chius confesseur dont le nom se lit sur une dalle tumulaire de Corneto, l'antique Tarquinies (3). Hais,
lecond siècle les thermes de Tarquinies et posséda des biens à Vi* terbe (Orelli-Henzen, 5134, 6048, 6051, 6479, 6622, 6134), fut enterrée à Rome dans une crypte du cimetière de CalUste contemporaine de Dioclétien; De Rossi, Roma sotterranea, t. II, p. 185 et suiv.
(1) Acla 55., mai, t. III, p. 459; cf. Assemani, De SS. Ferentinis in Ttucia Bonifaiio et Redempto et martyre Eutychio^ Rome, 1754, p. 169; Tillemont, Mémoires, t. V, art. i sur la persécution de Dioclétien; DeRossi, BuUettino di archeologia cristiana, i874, p. 110; le P. Germano di S. Stanislao, Memorie archeologiche e critiche sopra gli Aiti e il eimitero di S, Euiizio di Ferento, Rome, 1886, p. 278-281.
(2) Le manuscrit du mont Cassin, celui de la bibliothèque Vallicelliana, à Rome> ne contient pas Tépisode d'fiutychius ; voir le P. Germano, l, c.
(3) EVTICIVS CONFESSOR
DEPOSITVS VIU
KAL SEPTENBRIS