Jean vin, 32 ; vu
<>. Rom. ix, 19.
10. Matth. vi, 10; xxvi, 42; Luc xxn, 42; I Cor. 1, 1 ; II Cor. 1, 1, 1 ; Gai. 1, 4.
viii, 3
Lphés.
de la volonté, le cœur reste sourd à tous les appels, aveugle devant toutes les œuvres1 2; l'âme ne se décide pas à choisir entre la route large et le chemin étroit*; l’intelligence ne pénètre pas les choses cachées aux sages et révélées aux enfants3; elle n’expérimente pas si la doctrine qu’elle entend est de Dieu ou vient des hommes4. D’autre part, la volonté pure, la' volonté séparée de l’intelligence, de l’âme, du cœur, n’est qu’une abstraction vide et vaine; dans la vie religieuse et morale, il n’y a pas une volonté en soi qui joue son rôle à côté des autres manifestations de la personne, mais la volonté apparaît dans ces manifestations et les caractérise : les manifestations de la personne humaine ont pour signe spécifique d’être volontaires.
Soulignons encore le fait que le terme hébreu nS renferme à la fois la notion de cœur et la notion d’intelligence5 *, que le terme grec y.apc-L. se joint, pour les préciser, aux verbes exprimant l’idée de penser, de raisonner, de comprendre, de juger : cIt:cvc, vciu7 8 9, su viy-j.P, ÈvOjp.Éogad, c'.ay.p(vo) 10, ciaXcy {Çcga-.11. Jésus dit aux scribes : « Pourquoi pensez-vous le mal dans vos cœurs12? » L’homme est souillé, enseigne-t-il, non par ce qui entre dans la bouche, mais par ce qui en sort, car ce qui sort de la bouche vient du cœur; elles viennent du cœur les paroles mauvaises et les mauvaises pensées13. Dans la discussion qui