‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 109 sur 121 · Matth. xviii · texte numérisé non relu

Matth. xviii

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détourne de lui si, quand il l’invoque, « il a quelque chose contre quelqu’un » et ne pardonne pas1. La repentance n’est pas plus rigoureusement exigée que la charité, et Dieu se montrera un maître impitoyable pour quiconque « ne pardonne pas à son frère de tout son cœur2 ».

Ce que l’individu est pour son prochain, Dieu l’est pour cet individu. Qui ne juge pas avec malveillance la valeur morale d’autrui n’est pas soi-même l’objet d’un jugement sans pitié3; qui ne condamne pas son prochain, mais cherche à l’excuser, n’est pas condamné4; aux miséricordieux il est fait miséricorde5 6; la mesure à laquelle la personne soumet ses semblables est celle dont elle sera mesurée0. Il ne saurait y avoir des règles précises, des préceptes en nombre fixé pour déterminer les droits du prochain; la vie et les circonstances sont trop riches pour être enfermées dans un cadre rigide; chaque personne est à elle-même sa propre règle, et tout ce qu'elle veut que les hommes lui fassent, elle doit le leur faire elle-même7. L’amour pour Dieu est le plus grand et le plus ancien commandement, la pierre d’angle sur laquelle s’édifie la vie nouvelle de l’individu et reposait le sort de la nation prédestinée; un seul commandement est aussi grand et semble aussi ancien : celui de l’amour pour le prochain8. Jésus, dans le quatrième évangile, appelle ce dernier commandement un commandement nouveau9, nouveau quoique inscrit

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