‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 115 sur 121 · Matth. xxviii · texte numérisé non relu

Matth. xxviii

3. Cf. H. Bois, La Personne et l’Œuvre de Jésus , p. 11 et s. Orthez, 1906.

4. Cf. W. Rauschcnbusch, Christianity and tlie social Crisis, p. 44 et s. New- York, 1910.

à sa réalisation, quand « Celui qui est1 » se manifesta comme « le Père céleste », c’est dans une personne que se dévoila l’être de Dieu, par une personne que s’acheva la révélation : « Nul n’a jamais vu Dieu, mais le Fils unique est celui qui Fa fait connaître2 », c’est en Jésus- Christ que Dieu devint visible : « Celui qui m’a vu a vu le Père3. »

Ce qu’enseigne cette personne unique, ce que Dieu révèle par elle, ce n’est pas une connaissance qui, devenue le patrimoine de tous, est indépendante d’ellemême, un salut qu’il lui suffit de dévoiler et qui, historiquement fondé et conditionné, est possible hors d’elle, sans elle. Elle est elle-même tout ce que Dieu donne à ses enfants : la lumière4, la vérité3 6, le savoir0, le repos et la paix7, le bien suprême8, la résurrection9, la vie éternelle10. La personne sainte du Révélateur est une partie essentielle de son message; pour trouver Dieu, il faut suivre le chemin qu’elle a tracé vers le ciel et il faut le suivre avec elle, entrer en contact avec elle c’est être en contact avec Dieu, Dieu se donne entièrement dans la personne de Jésus, hors de cette personne il demeure invisible et lointain. L’âme individuelle et le monde moral tout entier gravitent autour de cette personne, si bien que les préceptes pratiques de la religion définitive, la norme de la vie nouvelle, la discipline spirituelle du crovant se résument en ceci : être digne de Jésus.

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