Matth. vi, 21 ; x, 39, etc
t>. Cf. J. -R. lllingworth, Personal i ty h uni an and divine, p. 30 et s. London, 1893.
personne considérée en un moment donné; les facultés sont analysées in abstracto et des noms propres leur sont attribués pour la commodité de la représentation et du langage; c’est toute la personne, une dans sa multiplicité, qui pense, qui sent, qui veut.
Il manque à la série des termes du sommaire de la loi, le mot que nombre de théologiens considèrent comme le mot adéquat pour désigner le rapport religieux de l’homme, le mot essentiel pour représenter la personne comme être non matériel : -vsjy.a, l’esprit.
Semblable au rr,V qui, dans la vision d’Ezéchiel, transforme en une armée nombreuse des ossements desséchés1 2, la présence de l’esprit, principe de la vie, anime, fortifie, meut le corps. A la voix de Jésus, l’esprit de la fille de Jaïrus revient, et celle-ci se lève3; mourir, c’est rendre l’esprit4. Autre que la chair et opposé à elle, il est parfois engourdi, paralysé par son influence, et lui, prompt, entraîné dans la faiblesse de la nature sensible5. Il demeure toujours l’élément raisonnable, agissant, fondamental; seul il vivifie, la chair ne sert de
rien6. Il est l’organe de la vraie connaissance, et les dis-
1. Cf. Ed. Hatch, op. cit., p. 99 et s. — F. Delitzsch, op. cit., p. 166 et s., 176 et s.