Matth. xxvi, 41 ; Marc xiv
6. Jean vi, 63. 11 n’est pas question, dans ce texte, d'une interprétation matérialiste, charnelle, opposée à l’interprétation véritable, spirituelle. Jésus indique, comme conclusion à son discours sur le pain de vie, que ce n'est pas son être corporel, sensible, charnel, mais son être moral, spirituel, qui peut vivifier, ÈTT’.v TC émC'TC.C JV . Disciples et auditeurs qui mettent leur foi et leur espérance dans sa venue visible attendent, pendant sa vie terrestre, la réalisation de leurs rêves messianiques. Leur erreur est profonde; la mort de Jésus sur la croix sera pour eux le grand G'/Avocc ÀCV. Cf. Bernhard Weiss, Das Johannes Evangelium. 9te Auflage. Gôttingen, 1902. — E. Luthardt, Das Evangelium des Johannes. Leipzig, 1899. ^ n’est pas davantage question de la nature glorifiée du Ressuscité opposée à sa
ciples d’Emmaiis comprennent les Ecritures quand Jésus leur a ouvert l’esprit'. C’est par lui que l’homme rend à Dieu un culte juste et agréable; les adorateurs que le Père demande adorent le Père en esprit2. Partie intégrante de l’organisme terrestre, l’esprit est le point d’aboutissement des émotions diverses qui font vibrer l’être; il se réjouit en Dieu pour les délivrances proches3; il est transporté d’enthousiasme en apprenant les progrès du Royaume de Dieu4; il frissonne devant la douleur et les larmes3.
L’esprit, dans les évangiles, ne se résume pas, comme il est aisé de le voir, en une faculté sui gêner is ayant une action spéciale, produisant des résultats particuliers0. En effet, -vîjp.a, comme <pjyr,, est le souffle de vie sans lequel le corps est un cadavre7, et yr(, comme
nature simplement terrestre, comme l’ont cru F. Keil, Commentai- iiber (tas Evangelium des Johannes , Leipzig, 1881. — H. -J. Holtzmann, Johanneisches Evangelium, Freiburg, i. B., 1890. — Th. Zahn, Das Evangelium des Johannes, ite und 2,e Auflage, Leipzig, 1908.