‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 15 sur 121 · Luc vin, 33; Jean xix, 30; Matth. xxvii · texte numérisé non relu

Luc vin, 33; Jean xix, 30; Matth. xxvii

-v£j;;.a, est l’essence de la vie impérissable'. Ilvôqj.x et frémissent sous les mêmes résonnances de la sensibilité1 2. C’est par la àuyj comme par le T:vc3gx que l’homme s’approche véritablement de Dieu, quand il adore en esprit ou quand il aime de toute son âme.

C’est sous l’influence de préjugés antérieurs que l’on a retrouvé dans les évangiles la trichotomie si longtemps en honneur dans la psychologie, que l’on a opposé au corps non seulement l’esprit ou l’âme, mais l’esprit et l’âme, lesquels sont considérés comme étant de nature différente, l’âme étant le principe de la vie naturelle, l’esprit le principe de la vie divine3. Les évangiles ignorent et cette division et cette distinction; les deux mots ne sont pas deux concepts différents, ils sont deux synonymes : esprit ou âme, âme ou esprit, c’est ce qui fait vivre l’homme, ce qui dans l’homme est immortel, ce qui est l’homme lui-même et tout l’homme vrai4.

Quoiqu’il n’y ait dans nos quatre documents aucune classification, même embryonnaire, il est possible, en tenant compte des conditions que Jésus pose à la foi véritable, à la vie bonne, au service utile, d’établir une

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