‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 16 sur 121 · Matth. x, 28; Luc xn · texte numérisé non relu

Matth. x, 28; Luc xn

2. Luc 1, 46; Jean xn, 27; Matth. xxvi, 58; Marc xiv, 34; Luc 1, 47; x, 21; Jean xi, 32.

3. Fréd. Godet, Commentaire sur l'évangile de saint Luc , 3e édition, Neuchâtel, 1889; Commentaire sur l’évangile de saint Jean, 4e édition, Neuchâtel, 1902.

4. De même, dans l’Ancien Testament, se rapprochent jusqu’à se confondre par

moment mi et L’un et l’autre sont dans la main de l’Éternel; les posséder

c’est vivre, les perdre c’est mourir (Gen. xxxv, 18; Juges xv, 19; 1 Sam. xxx, 12; I Rois xvii, 22; Job xii, 10; Ps. lxxvii, 4; cxlvi, 4; cvn, 5). Tous deux représentent l’élément spirituel, subissent les mêmes modifications, portent les mêmes affections, ont le même rôle (Gen. xxvi, 33 ; Ex. vi, 9; Nomb. xxi, 4 ; I Sam. 1, 10; xxx, 12 ; I Rois xxi, 3 ; xvii, 22 ; Ps. vi, 4 ; xvii, 13 ; xxii, 20 et s.; xxvi, 9 ; xxxm, 19; xlii, 12; lxxvii, 3; cvii, 3). Les différences relevées par Aug. Sabatier ( Mémoire sur la notion hébraïque de l’Esprit. Paris, 1879), Al. Westphal ( Chair et Esprit, Toulouse, 1883) ne semblent pas devoir l’emporter sur de telles ressemblances. Cf. Ch. Piepenbring, Théologie de l’Ancien Testament. Paris, 1886.

IcS

hiérarchie des facultés humaines dans le domaine moral

et religieux.

Pour croire, pour vivre, pour agir il faut tout d’abord savoir, comprendre. Il ne s’agit pas de raisonner, de discuter, de peser des arguments ou de comparer des systèmes. Comment Jésus, s’il fallait que la loi fut engendrée par un syllogisme, eut-il proposé pour modèle à ses disciples la candeur de l’enfant1 2, et proclamé heureux les humbles au point de vue intellectuel, les pauvres en esprit9. Mais il s’agit moins encore d’un choix arbitraire opéré par Dieu, d’une influence magique exercée par Jésus, d’une action involontaire accomplie par l’homme. L’intelligence est le moyen premier dont Jésus se sert pour entrer en contact avec l’homme, et pour établir le contact entre l’homme et Dieu. Les Juifs qui écoutent Jésus, hésitent, puis se détournent, parce qu’ils ne comprennent pas le message du Nazaréen3; leur réflexion, leur raison, leur jugement sont sollicités pour qu’ils se rendent compte si Jésus fait ou ne fait pas les œuvres du Père4. Quand le Maître a raconté une parabole, il éveille d’un bref avertissement l’attention des auditeurs : « Que celui qui a des oreilles entende5 6 », et quand, pour ses disciples, il a traduit en langage clair la comparaison et les images, il répète le même avertissement0.

Le développement de la foi comme sa naissance exige le même concours. Le plus long entretien sur le Royaume des cieux s’achève par une question : « Avez-vous compris toutes ces choses7? » Dans la discussion sur la vraie

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