‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 18 sur 121 · Luc xi · texte numérisé non relu

Luc xi

les Écritures? Leur erreur les empêchera d’y trouver la vie, puisqu’ils ne veulent pas venir à Celui qui la leur apporte1. Avant lui d’autres envoyés de Dieu les ont conviés au festin du Royaume, ils ont entendu leur voix, mais ils ont refusé de l’écouter, et leur hostilité aveugle attire sur eux la ruine et la mort2. Ce n’est rien de savoir que Jésus est le Seigneur, de l’appeler de ce titre, de se servir de son nom; ce qui compte c’est de vouloir la volonté de Dieu3. Celui qui veut connaît de la vraie connaissance, sait de science sure, et, par son expérience, atteint la certitude4.

La connaissance et la volonté ont dans le sentiment leur raison dernière et leur fin normale. Savoir, vouloir, c’est la double avenue qui conduit l’homme vers Dieu; l’intelligence et la volonté sont les prémisses de l’amour, l’amour ensuite donne à l’intelligence la lumière et l’énergie à la volonté. Tandis que l’intelligence peut être sans la volonté et sans l’amour, que les scribes et les pharisiens hypocrites savent ce qu’est la justice sans vouloir la pratiquer et sans l’aimer5, tandis que l’intelligence et la volonté peuvent être sans l’amour, que le jeune homme riche connaît le bien, veut le réaliser, mais ne l’aime pas véritablement6, l’amour au contraire implique la connaissance de l’objet aimé, la volonté de se donner à lui. Il est, l’amour, le but pour lequel Jésus parle, instruit, exhorte, console, guérit, réprimande, agit, souffre, vit et meurt, le don supérieur qu’il demande aux hommes de la part du Père, le sentiment divin qui unit dans une communion vivante le Dieu de sainteté qui pardonne et l’homme pécheur qui naît de nouveau,

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