‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 20 sur 121 · Jean xm, 34 ; xv · texte numérisé non relu

Jean xm, 34 ; xv

7. Jean xiv, 23: xvi, 27. Cf. F. Keil, op. cit. — Th. Zahn, op. cit. — E. Luthardt, Das Evangelium nach Johannes, 2,c Auflage, München, 1894. — H. -J. Holtzmann, op. cit.

8. Le grec classique connaît àyaziw , àyaTtYjTSÇ , 7.'{3.7:rtlj'.Z , il ignore ayaTtYJ. Par contre, le grec biblique n’emploie pas ipo)Ç, TtéOcç, etc.

saisit, la volonté qui s’efforce ne sont que des conditions pour aimer, et dans le seul rayonnement de l’amour trouvent la pénétration suffisante et la suffisante puissance.

Sous les manifestations observables de la personne, les évangiles semblent admettre autre chose encore. Le fond même de l’être échappe à l’analyse, les racines de la vie plongent dans l’obscurité. Jésus décrit l’évolution d’une semence jetée dans le sein de la terre. Que le semeur dorme ou qu’il se lève, la nuit comme le jour, sans qu’il sache comment, le grain germe et croît, d’elle-même la terre produit son fruit1. Tel est, d’après l’évangile de Marc, le Royaume des cieux. Le Royaume est ainsi jeté dans le cœur de l’homme, dans les profondeurs mystérieuses de l’être ou l’œil ne pénètre pas, où la personnalité ne se possède pas. Sans que l’homme sache comment, des régions inconnues de la conscience subliminale montent des impulsions, des désirs, des aspirations ; discrète et inlassable l’influence de Dieu s’exerce dans les ténèbres pour faire germer et croître, pour faire apparaître en pleine clarté les plantes spirituelles qu’il nous appartiendra de cultiver ou d’arracher.

D’une manière plus nette, l’évangile de Jean caractérise cette activité permanente et insensible de Dieu en assimilant l’esprit divin au vent qui passe. « Le vent souffle ou il veut, dit le Maître à Xicodème, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va2. » L’homme perçoit aussi en lui la voix de l’esprit, il sent passer sur lui son souffle régénérateur, il découvre l’œuvre qui s’est opérée dans son âme, qu’un changement équivalent à une nouvelle naissance lui est offert. Ce qu’il sait, c’est que tout cela vient de Dieu lui-

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