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trouvait en lui et autour de lui. Il n’est pas le simple instrument du mal, il en est aussi le complice et tombe justement sous la menace de Dieu.
En revanche, on ne trouve dans les évangiles ni les mots ni les idées de corruption totale, de radicale souillure, ni même une base légitime pour établir ces concepts qui, quelques siècles plus tard, envahirent la dogmatique. Jésus, au contraire, admet qu’il y a des âmes dans lesquelles prévalent la droiture, la justice, la bonté. Avant que Nathanaël soit devenu son disciple, il loue et signale le véritable Israélite, un homme sans fraude1. Il aime le jeune homme riche qui s’est efforcé dès sa jeunesse d’observer les commandements2. 11 propose en exemple au docteur de la loi la miséricorde du bon Samaritain3.
Il reste encore dans l’homme que Jésus vient appeler quelque chose de l’image de Dieu; les péchés ont usé le relief de la divine empreinte, ils ne l’ont point totalement effacée; l’instinct religieux subsiste comme un grain de pur froment sous l’ivraie de toutes les passions. Et il suffira du sentiment de la misère morale, de l’aveu humilié de son péché, pour qu’au fils prodigue revenant vers la maison natale le Père ouvre ses bras4, pour que le péager s’en retourne justifié dans sa demeure5 *. Il suffira, comme le promet Jésus, que d’un cœur sincère monte la prière : Notre Père qui es aux cieux remets-
nous nos dettes0, pardonne-nous nos péchés7, pour que,
selon l’expression d’Esaïe8, les péchés rouges comme le cramoisi deviennent blancs comme la neige. Or, ce