Jean ix
ment délimitée qui ne s’applique pas même au nœud de la question, qui ne concerne pas le malade alors que la première nécessité était de savoir l’utilité de son épreuve, mais qui vise seulement les témoins du fait1. Qu’ils ne jugent pas, qu’ils aiment et qu’ils secourent afin que, dans la personne de ceux qui souffrent, se manifestent les œuvres de Dieu.
Aucune réponse donc, aucune indication même pratique; le problème du mal demeure le g/AvgTacv dans le champ de la pensée, et dans le champ de la foi la région obscure.
La personne humaine ne possède pas, pour se mouvoir dans le domaine moral, de sens particulier, de faculté spéciale. Du moins les évangiles ne connaissent-ils pas de fonction autre et nouvelle à côté des fonctions psychologiques. Le jugement qui permetà l’hommede distinguer le bien et le mal, le sentiment intérieur qui lui rend témoignage de la qualité de ses actions, n’ont pas de nom propre; la « conscience » est un terme que l’on ne rencontre ni dans Matthieu, ni dans Marc, ni dans Luc, ni clans Jean2 3. L’Ancien Testament n’avait pas davantage de désignation spéciale. C’est dans les discours et les épîtres de Paul, dans les épîtres de Pierre et dans l’épître aux Hébreux que l’on trouve un vocable particulier nommant le discernement que les autres livres, il est à peine utile de l’affirmer, attribuent également à l’homme8.
1. Cf. Kcil, Commentai ■ iiber das Evangelium des Johannes. Leipzig, 1881. — H. -J. Holtzmann, Hand-Commentar %um N. T. Vierter Band. Evangelium, Briefe and OJJenbarung des Johannes. Freiburg, i. B., 1889. — F. Godet, Commentaire sur V évangile selon saint Jean, 4e édition. Neuchâtel, 1902. — Th. Zahn, Das Evangelium des Johannes. Leipzig, 1908.
2. Les termes de Jean vin, 9 : ÙTtG CJVS'GYjGEtoç ÈAî'p/Gp.EVG' sont une interpolation dans la péricope elle-même interpolée.
3. Cf. Martin Kâhler, Das Gewisscn, die Entu'iclielung seiner Namen und seines