Marc xn
des disciples en relation avec le souverain sacrificateur1, un Nicodème, pharisien et l’un des chefs parmi les Juifs2, un Joseph d’Arimathée, membre considéré du sanhédrin3, un Gamaliel-, honoré de tout le peuple4.
Le milieu matériel n’est pas celui auquel Jésus fait le moins souvent et le moins directement allusion5. Tel épisode, comme celui de la pite de la veuve6, apprend aux disciples à j uger d’après la qualité d’une action, non d’après la valeur apparente, comme le faisait la foule et comme le lui enseignaient les chefs. Le geste de l’humble femme est glorifié par Jésus, car il est dicté par le cœur, tandis que la libéralité visible, contrastant avec la pauvre offrande, provient de l’officiel formalisme. D’autre part, Jésus trouve légitimes les décisions généreuses inspirées à de riches adhérents par leur sentiment de la justice ou la reconnaissance de leur amour. Quand Zachée, accueillant le Maître dans sa demeure, lui dit : « Voici, Seigneur, je donne la moitié de mes biens aux pauvres, et, si j’ai fait tort à quelqu’un en quoi que ce soit, je lui en rends quatre fois autant7 », que l’opulent péager rappelle ainsi sa conduite habituelle ou annonce un fait nouveau, il reçoit la promesse du salut. Ce n’est pas la grandeur de ses aumônes ou la spontanéité de ses restitutions qui lui vaut une telle récompense; la raison en est explicitement indiquée : « parce que8 celui-ci est aussi fils d’Abraham », parce que le péager