‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 37 sur 121 · Luc xix · texte numérisé non relu

Luc xix

8. kx0c7» marque toujours chez Luc le pourquoi d’un fait. Cf. i, 7 ; Actes n, 24.

a le cœur d’un authentique descendant du patriarche. Mais aumônes et restitutions étaient une preuve de la sincérité de Zachée, et le jugement de Jésus est approbatif pour son hôte.

Pourtant, la pauvreté n’est-elle pas, au point de vue religieux, un état privilégié? La richesse n’est-elle pas condamnée comme telle? N’est-ce pas avec quelque raison que de Wette, Baur, Hilgenfeld, Pfleiderer, etc., ont parlé de l’hérésie ébionite de Luc? L’évangile de Luc et l’évangile de Matthieu ne donnent pas seulement aux béatitudes des cadres différents, des formes différentes, mais aussi des sens différents. « Heureux les pauvres! » s’écrie le troisième évangile', et le mot, qu’il serait arbitraire de spiritualiser1 2 par un qualificatif analogue à celui du premier évangile3, le mot est souligné par la contre-partie : « Malheur à vous, riches4! » La parabole du mauvais riche, que Renan appelle la parabole du riche, illustre, dans le même évangile, la menace prononcée; à la plainte et à la prière du riche il est répondu dans l’au delà : « Sou viens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie5 6 », ce qui laisserait supposer que, désormais, il n’y a plus pour lui que des maux à cause de la possession passée de ces biens0.

Page 1