‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 44 sur 121 · Luc xiv · texte numérisé non relu

Luc xiv

3. Cf. J. Morison, Th. Zalm, F. Godet, F. Nosgen, A. Loisv, G. Wohlenberg,

op. cit.

étaient propriétaires à Capernaüm1, Matthieu possédait une maison et peut offrir à Jésus un grand festin auquel prennent part de nombreux convives2. En dehors du cercle intime des Douze, mais faisant partie du groupe plus étendu des disciples, se trouvaient quelques femmes :

« Marie-Madeleine, Jeanne, femme de Chuzas, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres3 », riches pour la plupart puisqu’elles « assistaient le Maître de leurs biens ». Jésus ne fait pas de distinction de principe, n’a pas de préférence a priori. L’expérience lui a montré quelles étaient les âmes le mieux disposées, le plus facilement accessibles ; il a loué les unes et averti les autres.

Le milieu religieux enfin ne confère pas de privilège. Ceux qui, connaissant les Ecritures, les enseignant aux autres, se constituant les gardiens officiels des traditions des ancêtres, à vues humaines auraient dû, les premiers, reconnaître et saluer en Jésus le Messie prédit par les prophètes, ont été, docteurs, scribes, pharisiens, des aveugles, conducteurs d’aveugles4. Et ceux qui, à vues humaines, semblaient devoir être les derniers à venir au Maître, Samaritains5 et païens6, ont réjoui son cœur par leur réceptivité. Il n’y a aucun avantage à descendre de la lignée des hommes de Dieu, à prétendre et à prétendre justement : notre père, c’est Abraham7. Fréquenter le Temple avec quelque ressentiment au cœur, ce n’est pas s’approcher de Dieu; mieux vaut laisser son offrande sur l’autel et aller se réconcilier avec son frère8. Vivre dans la maison même du Très-Haut, c’est vivre loin de

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