‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 46 sur 121 · Matth. vii · texte numérisé non relu

Matth. vii

■4. Matth. iv, 17.

sonneile, nul ne peut se repentir à ma place, et à l’action volontaire, nul n’est contraint de se repentir. Et le complément que Marc ajoute : « croyez1 », est un autre appel à la détermination propre : autant que la repentance, la foi est chose subjective et libre. Et si c’est Dieu qui pardonne, c’est l’homme qui doit souhaiter ce pardon, le demander pour l’obtenir. Le Père attend le fils prodigue, prêt à lui ouvrir ses bras et sa demeure, il faut que le fils prodigue se décide à se lever, à s’en aller vers le Père2.

Quand Jésus énonce les conditions à remplir pour le suivre, il s’adresse à ceux qui satisfont déjà à la condition initiale, et sont par là même seuls capables de réaliser les autres: « Si quelqu’un veut venir après moi3... » Quand il constate l’échec de ses tentatives, il découvre dans la volonté l’obstacle infranchissable : « Jérusalem, Jérusalem... combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants... et vous ne l’avez pas voulu4?» Que manquet-il aux indifférents, aux hésitants, aux rebelles pour voir la lumière et connaître la vérité? Non l’intelligence, car ils savent « discerner l’aspect de la terre et du ciel5 6 », non la connaissance, car Dieu leur a envoyé serviteurs après serviteurs, prophètes après prophètes15, et enfin le Fils lui-même7, mais la volonté de connaître et de voir8.

Même quand il a vu, l’homme garde le pouvoir de fermer les yeux, de rester dans les ténèbres. Aux Juifs qui lui demandent un miracle, Jésus répond par une

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