‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 6 sur 121 · ix · texte numérisé non relu

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posée au corps. Que si une conscience trop timorée ou trop faible s’inquiète d'associer tout son être physique au culte de son cœur et désire jeûner, qu’elle jeûne; mais qu’elle sache aussi que la pâleur du visage n’arrête pas le regard du Père, n’est d’aucun prix sans l’humilité 1 2 !

Comme éléments spirituels de la personnalité humaine, Marc et Luc énumèrent : le premier, le cœur, l’âme, la pensée, la force-; le second, le cœur, l’âme, la force, la pensée3. Matthieu n’a que trois de ces termes : le cœur, l’âme, la pensée4. Il s’agit, d’après le contexte, de déterminer ce qu’est le véritable amour pour Dieu, cet amour qui est le gage de la vie éternelle et le premier commandement donné à la vie terrestre. Un amour qui embrasse tout le cœur, toute l’âme, toute la force, toute la pensée, est l’amour de tout l’ètre. Matthieu, Marc, Luc décrivent ce qu’est le don entier de la personne; on aurait tort d’en conclure qu’ils détaillent ses parties constitutives, de voir dans ce qui est une insistance morale, une distinction et une classification psychologiques5. Jésus, dans Matthieu et Marc, le docteur de la loi, dans Luc, empruntent au Deutéronome et au Lévitique6, leur réponse qui résume la loi. La formule de la tradition mosaïque renferme trois termes : 2S, le

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