Matth. xii
ment le Sauveur du monde1. » Les brebis connaissent le bon berger, le suivent parce que sa voix leur est familière, que son amour va jusqu’au sacrifice, que nul ne pourra les ravir de sa main2. Dans la mesure de leur fidélité au Fils, les disciples peuvént élargir la portée et multiplier le nombre de leurs requêtes, tout demander même et tout leur sera accordé3. Des mystères qui étaient restés insondables leur sont révélés tandis que se déroulent les événements4, et ils recevront des révélations toujours plus grandes5. Parce qu’ils ont été avec Jésus ils savent ce qu’est la paix, la paix que le monde ne donne pas et n’ôte pas6, ils savent ce qu’est la joie, la joie qui est parfaite7. Ils ont aimé Jésus avant de le bien connaître, ils se sont donnés à lui avant de le bien comprendre, ils se sont attachés au Révélateur avant de bien pénétrer la révélation; progressivement ils découvrent la nature et la source de l’autorité dont Jésus est revêtu, ils voient qu’il est venu de la part du Père8, ils croient à la divinité de la mission de leur Maître9. « Je leur ai donné les paroles que tu m’as données, ils les ont reçues et ils ont vraiment reconnu que je suis venu de toi, et ils ont cru que c’est toi qui m’as envoyé10? »
Le salut, puisque ce sont des individus qui sontappelés, des individus qui vivent la vie nouvelle, le salut est individuel. Le substantif « salut », le verbe «être sauvé»,