‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 76 sur 121 · Jean xvn · texte numérisé non relu

Jean xvn

10. Jean xvn, 8-9. — Cf. W. Forrest, The Christ of history and of expérience, p. 110 et s. Edinburgh, 1897.

quand ils marquent la possession, la participation, la réalisation, ne s’appliquent point à des collectivités, ne concernent que des personnes. Qui donc peut être sauvé? ont interrogé les disciples1. Sera sauvé celui qui, pour suivre Jésus, aura consenti à tous les sacrifices, sans reculer devant le don de sa propre vie2; sera sauvé celui qui, dans les difficultés au milieu desquelles est préparée la voie du Seigneur, persévérera jusqu’à la fin3; sera sauvé celui qui, malgré les découragements, gardera la foi jusqu’au grand jour où l’évangile du royaume sera prêché à toute la terre4; sera sauvé celui qui entrera par Jésus, dans la bergerie des brebis5.

L’expression synonyme aimée des trois premiers évangélistes : « Entrer dans le royaume des cieux ou de Dieu », et l’expression aimée du quatrième : « Avoir la vie », ont également pour sujet des personnes. « Ce n’est pas quiconque invoque le Maître qui sera reçu dans le royaume, mais celui qui fait la volonté du Père6 »; le riche, confiant en lui-même, attaché à la terre, ne passe pas sans difficulté le seuil du royaume7, mais il le franchit sans effort, l’homme qui a une âme candide de petit enfant8; celui qui est né d’eau et d’esprit voit le royaume, non celui qui, né de la chair, reste charnel 9; ceux qui ont aimé leurs frères recevront en héritage le royaume préparé pour eux10.

La raison suprême du plan de Dieu c’est que quiconque

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