Matth. xtit, 13; Marc vin, 17; Luc vm, 13; xxiv
10. Matth. x, 39 ; xvi, 23 ; xx, 28 ; Marc vm, 33 ; x, 43 ; Luc ix, 24 ; xvii, 33 ; Jean x, 11 ; xii, 23 ; xv, 13.
Lorsque Dieu dit à l’homme riche : « Insensé, cette nuit même, ton âme te sera redemandée1 11 », il lui annonce que le terme de ses jours terrestres est venu. S’inquiéter du présent ou de l’avenir, de la nourriture ou du vêtement, des choses de la vie, s’appelle, dans les évangiles, se mettre en souci pour son âme'2. La vie, qui a pour principe pj yfn n’est pas seulement la vie limitée au monde périssable; l’âme est aussi la porteuse de la vie à venir; sur elle, Dieu seul a pouvoir et autorité. Comme telle, sa valeur dépasse toute chose humaine : il ne servirait de rien à un homme de gagner le monde entier s’il perdait son âme; en échange de son âme, il n’est rien qu’il puisse donner3. Sa réalité défie toute malice humaine : les hommes peuvent tuer le corps, ils ne peuvent tuer l’âme4. En accord avec le concept hébraïque tt£:5, 'pj/r( est de même le siège des sentiments, des impressions : la paix que Jésus donne à ceux qui vont à lui est le repos de l’âme6, de cette âme qui tour à tour tressaille de joie et magnifie le Seigneur7, se trouble8, est envahie de tristesse mortelle0.
A idtvcia, la pensée, terme moins précis que y.apoia ou pj yrn et surtout moins usuel dans le Nouveau Testament où il n’apparaît que 12 fois, désigne la connaissance, l’intelligence, la réflexion, que désignent ailleurs de nombreux synonymes : vvôsiç10, sjvss'.;", çpsvYjsi*1*, ctaLsyi œjjls;13,