‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 88 sur 121 · Jean îv · texte numérisé non relu

Jean îv

départit de sa réserve à l’égard des païens'. A Béthanie il reçoit avec gratitude l’hommage de Marie, il promet à son nom et à son acte d’adoration un impérissable souvenir1 2. Il accepte des femmes au nombre de ses disciples : « Jésus, raconte l’évangile de Luc, allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume; les Douze étaient avec lui; il y avait aussi avec eux quelques femmes3... » Et sur la croix c’est vers elles qui, plus fidèles que ses apôtres, l’ont suivi jusqu’à Golgotha, c’est vers elles qu’il jette un dernier regard4. Entre Jésus d’une part, et d’autre part le plus charitable des rabbins comme Hillel et le plus noble des philosophes comme Platon, il y a sur ce point une absolue différence d’esprit. Avec Jésus seul l’égalité des personnes est réelle, avec lui seul elle s’étend à toutes les personnes.

Avec lui seul aussi l’inviolabilité de la personne est respectée. On pourrait dire que le rôle actif de Dieu est de mettre l’homme en présence de Jésus, que le rôle actif de Jésus est de mettre l’homme en présence de sa révélation, de sa rédemption. Dieu n’agit ensuite, Jésus n’agit qu’autant que l’homme permet à cette action subséquente de s’exercer.

De l’attitude de l’homme dépendent l’attitude de Dieu, l’attitude de Jésus; il y a entre elles équivalence absolue. « Quiconque, dit le Maître, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux; quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux5. » L’homme qui est le

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