‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 96 sur 121 · Matth. xviii, 3; Marc x, 13; Luc xvm · texte numérisé non relu

Matth. xviii, 3; Marc x, 13; Luc xvm

entier ne contient qu’une fois1; ils répètent en revanche le verbe « se convertir2 » et le quatrième évangile indique à la fois la portée et le caractère de la conversion en l’assimilant à une nouvelle naissance3. Comme il n’y a pas de vie charnelle, c’est-à-dire, dans le contexte de Jean, de vie naturelle sans une naissance selon la chair, il n’y a pas davantage de vie spirituelle, de vie éternelle, sans une naissance selon l’esprit. A la différence de la naissance selon la chair qui n’intéresse pas notre liberté, la nouvelle naissance implique notre acceptation du don divin, de l’action divine vivifiant en nous un principe nouveau de vie individuelle4.

Matthieu, Marc, Jean considèrent encore le fait de se

convertir comme l’origine de la guérison, du retour

à la vie normale. Ils citent la prophétie d’Esaïe5 dans laquelle le verbe rc, se tourner vers, indique un changement d’orientation, un acte volontaire par lequel le peuple s’éloignant du péché s’approcherait de Dieu. Que cette orientation nouvelle, cette nouvelle naissance, cette conversion soit la condition même de la vie nouvelle, Jésus l’affirme catégoriquement : « si quelqu’un ne naît de nouveau, il ne peutvoir le royaume de Dieu6». La naissance selon la chair est insuffisante pour rendre l’homme propre à la véritable vie; la naissance selon l’esprit lui permet de devenir conforme à la nature du royaume, à la vraie réalité des choses, à l’être même du Dieu qui est esprit7. Et d’après les deux premiers synoptiques et le quatrième évangile c’est la non conversion du peuple juif qui le rend incapable de comprendre les

i. Actes xv, 5 : Qevc' tfv stt'ctpc sf,v toW àOvOv .

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